HISTORIQUE DES SERUMS DE CONVALESCENTS
Vers la fin du siècle dernier, alors que la sérothérapie -antitétanique et antidiphtérique prend son essor, il vient à l'idée de quelques novateurs d'utiliser, par similitude, les sérums humains d'anciens malades guéris, dans le traitement des maladies infectieuses. A leurs débuts ces essais sont bien timides et ne semblent pas donner des résultats très probants. Mais continués avec persévérance ils vont permettre, par la suite, d'’instituer non seulement toute une thérapeutique curative mais encore une prophylaxie active dans la lutte contre les épidémies et les maladies infectieuses.
— Dès 1892, Neisser à Kœænisberg, suivi par Bozzolo et Silva en Italie, qe le sérum de malades guéris de pneumonie.
— En 1894, à la suite d’une épidémie de typhus exanthématique en Algérie, Legrain utilise le sérum d'anciens malades.
— En 1895, Auché de Bordeaux préconise l’emploi de sérum de convalescent pour le traitement de la variole et obtient plusieurs guérisons.
— Vers 1900, la Fièvre Jaune sévit aux Antilles et en Amérique du Sud, et c’est Marchoux qui