TOUS
tente, au cours d’une mission à Cuba (1901-1903) d'utiliser la sérothérapie humaine.
Mais dans ces premières années, malgré l’extension de leur emploi dans le traitement de la Rougeole, de la fièvre typhoïde, de la Scarlatine, malgré les succès obtenus par Roger en 1895 dans la thérapeutique de cette dernière maladie, les sérums de convalescents n'obtiennent pas les résultats escomptés et ne sont pas suivis par la majorité du corps médical.
Il nous faut attendre une quinzaine d'années pour franchir le tournant décisif de l'histoire des sérums de convalescents, avec les remarquables travaux de Netter et de Levaditi dans la thérapeutique de la Poliomyélite. À partir de cette date la spécificité de chaque sérum est nettement établie, observée, dosée et c'est maintenant l'historique de la Sérothérapie humaine pour chacune des principales maladies infectieuses et épidémiques que nous allons entreprendre.
POLIOMYELITE
En 1910, Levaditi et Landsteiner démontrent que le sérum d'un singe, ayant survécu à une inoculation de virus de la poliomyélite épidémique, possède un pouvoir neutralisant sur le virus. Netter et Levaditi prouvent ensuite que le sérum d’un malade, atteint auparavant de poliomyélite aiguë, possède le même pouvoir. Les travaux de Flexner et Lewis confirment ces données, en empêchant l'évolution de la poliomyélite chez le singe par injection de sérum immunisant. Dès 1911, Netter applique en thérapeutique humaine ce pouvoir anti-virus, il est suivi par de nombreux auteurs parmi lesquels on peut citer :
Touraine, Gendron, Salanier, Zingher, Amos et Chesney, etc.
En 1924, Kling et Levaditi signalent qu'à côté du sérum de convalescent de poliomyélite, le sérum