‹ Contribution à l'étude de la Préparation, de la Conservation et de l'Action Thérapeutique des Sérums de ConvalescentsChapitre 31 sur 41 · EE R · texte numérisé non relu

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démie, chez tous les sujets porteurs d'une réaction de Dick positive (sujets réceptifs). Des doses de 3 à 10 ccs chez un jeune enfant, de 10 à 30 ccs chez l'adolescent et l'adulte peuvent provoquer une immunité passive temporaire d'une quinzaine de jours. Passé ce délai, la réaction de Dick, négativée par le sérum, redevient positive. Cette séroprophylaxie de la scarlatine sera très utile pour mettre à l'abri certains sujets qui, en période d’épidémie, risqueraient de faire des formes graves; par exemple : un enfant atteint de diphtérie chez qui une association streptodiphtérie serait fatale, une femme enceinte chez qui la scarlatine pourrait revêtir un aspect malin et surtout les brightiques ou porteurs de lésions rénales pour qui la scarlatine compromettrait irrémédiablement le pronostic rénal.

— Mais c'est surtout à titre curatif que va agir le sérum de convalescent dans les formes malignes et les formes sévères d'emblée. L'injection doit alors être pratiquée dès le début de la fièvre éruptive, période où la toxine n’est pas encore définitivement fixée sur les tissus et sur les centres vitaux. Dans ce laps de temps, qui n'excède pas 2 à 3 jours, la toxine, non encore fixée sur les tissus, peut être favorablement neutralisée par les antitoxines apportées par le sérum.

Quelles doses injecter ?

Certains auteurs, les Anglo-Saxons en particulier, préconisent de fortes doses d'emblée : 100 à 200 ccs par voie intraveineuse.

Pour notre part, nous avons utilisé des doses plus faibles mais répétées et qui nous semblent avoir donné d'excellents résultats, témoins ces quelques observations.

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