PERS
Sérum de Cantanñi :
Chlorure de SOdIUM EC 4 Carbonate de soude. . . . . . . 2 Hau distilléo CR 100
Sérum de Dujardin-Beaumelz :
Carbonate de soude .
Sulfate de potasse . . . . . . aà 1 Lactate de soude . DFE
Phosphate de soude . . . . . . . 0,30 Chlorure delsodiu M 0) Fau distillée SR TOO)
Sérum de Fleig :
Chlorure de sodium. UE RC OU Chlorure de potassium . . . . . . 0,30 Chlorure de calcium. 6,20 Sulfate de magnésie. . RP TE Bicarbonate de soude . . . . . . 1 Glycérophosphate de soude | 1 Glycose. TT 1 Eau distHIe es CR TN Oxygène à saturation Sérum de Herard :
Chlorate de soude ____LZLZLZL 2 050 Chlorure dé Dotas um NN UPS Phosphate desoude em 4:95 Chlorure de sodium. . . . . . . 4,50 au distllées Cr PART OO
Pour les préparer, on fait la dissolution dans de l’eau distillée et on filtre. On remplit, par aspiration au moyen de la trompe, les ampoules fabriquées spécialement et dont la contenance varie de 30 à 1.000 centimètres cubes. Elles ne ressemblent pas aux petites ampoules comme le montre la figure,
Une fois remplies, elles sont fermées et stérilisées à l’autoclave à 120 degrés, comme les autres ampoules.
Dans un cas pressant, il peut arriver qu'on n'ait pas sous la main le matériel nécessaire à la confection de ces ampoules. On peut alors préparer le sérum dans une bou- teille, un litre ordinaire. Après avoir rempli le récipient, on le bouche avec du coton hydrophile et on stérilise à l'autoclave une demi-heure. Après refroidissement, on enfonce un peu le coton; par dessus, on met un bouchon stérilisé et on enveloppe tout le goulot de coton hydrophile. On ficelle. Inutile de dire que ce procédé n’est qu’un
Ie, 69
moyen de fortune, surtout que, préparé ainsi, le sérum ne se conserve pas longtemps. De plus, le verre des bouteilles employées n’est pas tres pur ; il peut être fortement alcalin ; il peut se produire une décomposition pendant la stérilisation. Nous nous heurtons la à une difficulté déjà signalée par les petites ampoules. Comment faut-il stériliser les ampoules massives de sérum artificiel? Nous avons vu que le procédé le plus sûr est le chauffage à l’autoclave à 120 degrés. En est-il de même pour les
RON ampoules de sérums? Cela parait évident, car ces solutions devant être souvent injectées dans les veines, doivent être absolument privées de bacilles. Notons, en passant, que, dans le sérum gélatiné, il peut se trouver du bacille tétanique. Mais le procédé ne convient pas à tous les sérums, en particulier à ceux contenant des phosphates (Chéron, Huchard, Trunececk), car il se forme, audessus de 100 degrés, des précipités.
Paillard indique d’ajouter 1 gr. 50 d’acide citrique par litre pour dissoudre le précipité de phosphate de chaux formé. Lesure a repris la question et a constaté que les sérums phosphatés troublent à l’autoclave et les autres non, et que le précipité est d'autant plus abondant que le sérum est plus concentré et la température plus élevée. Il en arrive aux conclusions suivantes :
1° Les solutions ne renferment pas de phosphates.
L’altération est sans importance.
2° Elles renferment des phosphates.
Les meilleurs verres sont attaqués (à noter qu’il faut rejeter ceux contenant du plomb, qui donnent des sels de plomb toxiques pouvant amener des empoisonnements). Si le sérum est peu concentré, on pourra stériliser à l’autoclave sans inconvénient. Si le sérum est concentré, on pourra ajouter une faible quantité d’acide citrique ou de citrate d’ammoniaque.
M. René Guyot se sert de l’acide phosphorique qui fait partie de ces sérums.
En définitive, les sérums artificiels seront tous stérilisés à l’autoclave, mais, pour ceux renfermant des phosphates, il y aura à s'entourer des précautions indiquées.
nr qe B. — Sérums naturels.
Le pharmacien n’a pas à les préparer. Néanmoins, nous avons cru bon d’en dire quelques mots, car c’est une question qui se place naturellement à côté des sérums artificiels.
Ils sont préparés en partant du sang des animaux. Ils sont destinés à combattre les maladies infectieuses. On peut les considérer comme des solutions de principes actifs sécrètés au moment du besoin par la cellule vivante. Les maladies infectieuses se développent sous l'influence de microbes qui sécrètent les toxines. Mais l'organisme se défend en produisant de l’antitoxine qui cherche à neutraliser l’action des toxines. Le rôle est joué par les leucocytes, qui se portent sur les microbes, l’englobent et le détruisent. Quandils sont victorieux, l’individu est immunisé. C’est le point de départ des sérums naturels. On injecte à un animal des microbes plus où moins atténués. Son organisme sécrète des antitoxines. Après plusieurs opérations 1l est immunisé et le sérum de son sang contient alors des produits capables de neutraliser les mêmes microbes chez un autre individu. Le sang est recueilli, puis le sérum préparé et manipulé d’une manière rigoureusement aseptique, de telle sorte qu’il peut se conserver très longtemps sans qu’il soit nécessaire de lui ajouter aucune substance antiseptique. Cette condition est indispensable pour assurer l’innocuité du sérum, quelle que soit la dose injectée, et rend, par suite, inutile la concentration du sérum. Les propriétés curatives des divers sérums subsistent pendant plus d’une année si l’on prend soin de les conserver à l’abri de la chaleur (au-dessus
mr de 50 degrés ils deviennent inactifs), de l'humidité et de la lumière.
Le Codex 1908 mentionne les sérums liquides et les sérums desséchés. Les premiers sont de couleur jaunâtre et limpides au moment de la préparation. À la longue, il peut se former un dépôt qui n’est pas un signe d’altération. Ils sont enfermés dans des tubes scellés à la lampe ou bouchés d’une façon spéciale. Ils ont un plomb de fermeture. L’étiquette porte la date de la préparation et l'évaluation des pouvoirs antimicrobien et antitoxique. S'ils renferment un antiseptique, il doit en être fait mention, ainsi que de la dose.
Les sérums desséchés sont obtenus par évaporation du sérum des animaux immunisés soit à froid et dans le vide en présence d'acide sulfurique, soit par dessiccation à une température ne dépassant pas 40 degrés dans un courant d'air sec privé de germes. Ils se présentent sous forme d’écailles translucides de couleur jaunâtre ou de poudre blanc jaunâtre. Ils ne doivent dégager aucune odeur. Ils sont entièrement solubles dans neuf parties d’eau distillée froide. Le soluté obtenu est toujours opalescent et représente sensiblement la concentration du sérum primitif. Les sérums desséchés sont renfermés dans des tubes scellés ou des flacons hermétiquement bouchés. Chaque récipient contient 1 gramme de produit et porte un trait qui correspond à 10 centimètres cubes de capacité.
Pour faire la solution, on passe dans une flamme le goulot du flacon ou la pointe effilée du tube ; on débouche le flacon ou on brise la pointe du tube; on place horizontalement le récipient, de façon à étaler la matière. On introduit alors une petite quantité d’eau préalablement
be bouillie et refroidie, de façon à humecter les fragments du sérum desséché et à déterminer leur adhérence à la paroi du récipient. Après quelques instants, on redresse verticalement le récipient et on remplit d’eau stérilisée jusqu'au trait. La dissolution se fait peu à peu, sans qu’il soit nécessaire d’agiter.
Les sérums naturels sont de deux sortes :
Sérums antitoxiques ;
Sérums antiinfectieux.
Les premiers ont la propriété de détruire microbes et toxines ; ils sont préventifs et curatifs (antidiphtérique).
Les seconds ne sont que préventifs et ne peuvent détruire les toxines (antitétanique).
À côté des sérums naturels, le Codex indique les toxines et les vaccins d’origine microbienne.
TUBERCULINE SOLIDE PURIFIRE
On obtient, en précipitant la tuberculine brute (extrait liquide glycériné et stérilisé de culture de bacille de la tuberculose), par dix fois son volume d’alcool à 80 degrés. Le précipité est lavé à l’éther puis desséché dans le vide.
Pour l’usage thérapeutique on prépare le soluté suivant :
Tuberculine solide purifiée. . . . . (0,01 Eau distillée stérilisée . . . . . . 100
VACCIN ANTIPÉSTEUX
C’est une culture de coccobacilles pesteux que l’on chauffe à 70 degrés pendant une heure puis qu'on a mise
mn.
en suspension dans le soluté à 7 pour 1.000 de chlorure de sodium stérilisé.
VACCIN ANTIPESTEUX SENSIBILISÉ
Il est constitué par des coccobacilles pesteux préalablement chauffés à 70 degrés, pendant une heure, puis impréonés de sérums antipesteux. Ensuite, les coccobacilles sont lavés à deux reprises avec le soluté à 7 pour 1.000 de chlorure de sodium stérilisé, puis mis en suspension dans le même soluté.