CONCLUSIONS
I. — Dans ce travail, nous avons condensé les diverses méthodes de préparation des ampoules pour injections hypodermiques.
IT. — La nature du verre employé pour les ampoules est d’une extrême importance. On doit se servir de verres neutres ne cédant pas d’alcali pendant la stérilisation. Il faut des verres ni calcaires, ni plombiques. On s’en tiendra aux verres à peu près inaltérables comme les verres d’Téna.
III. — Comme mode de remplissage des ampoules, le plus pratique semble être l’emploi de la trompe à eau avec la cloche à vide.
IV.— La stérilisation des ampoules doit être tres minutieuse. On emploiera de préférence l’autoclave à 110-120 degrés, Pour les médicaments décomposables à
he cette température, on aura recours à la tyndallisation ou à la filtration à la bougie.
V. — Nous avons étudié les propriétés physiques, chimiques et pharmacologiques du bichlorhydrate de dioxydiamido -arseno-benzol.
VI. — Des analyses que nous avons faites, il résulte que la quantité de médicament des ampoules commerciales correspond bien en général à la dose annoncée.
VII. — Cependant, nous devons faire remarquer qu’on n’emploie pas toujours des formules parfaites pour la préparation des solutions. Ainsi, dans les ampoules de benzoate de mercure, dans deux échantillons sur trois analysés, nous avons trouvé que ce médicament avait été dissous à la faveur du chlorure de sodium, d’où il résulte une double décomposition et, par conséquent, un médicament tout différent de celui que l’on veut employer.
VIII. — Dans les ampoules de chlorhydrate de quinine, nous avons trouvé des quantités du médicament un peu inférieures à la dose annoncée. Il est probable que cela provient de sels de quinine cristallisés dans un milieu hydroalcoolique qui ont retenu un surplus de ces liquides comme élément de cristallisation.
IX. — Nous devons signaler aussi que, pour certains médicaments non inscrits au Codex, on trouve dans le commerce des produits assez différents. C'est ainsi que dans les ampoules de cacodylate de fer, nous nous sommes
trouvé en présence tantôt d'un sel ferreux, tantôt d’un sel ferrique. De même, pour les ampoules de cacodylate de magnésie, nous sommes arrivé à des résultats d’analyse notablement différents, ce qui provient, sans doute, de produits non semblables.
Vus LE DOYEN, L. HUGOUNENQ.
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