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Les échantillons contenaient donc bien la quantité voulue en dissolution à la faveur d’acide citrique.
Ampoules de benzoate de mercure à 2 centigrammes par centimètre cube.
Le benzoate de mercure est une poudre blanche, cristalline, presque insoluble dans l’eau, peu soluble dans l'alcool, plus soluble dans une solution alcoolique d’acide
NES benzoïque, peu soluble dans léther. Il se dissout à chaud dans une solution aqueuse de benzoate de soude, mais par refroidissement, la majeure partie du benzoate de mercure recristallise. Il est très soluble dans une solution aqueuse de benzoate d’ammoniaque à la condition que le sel ammoniacal soit neutre ou légèrement alcalin. Pour parer à l’insolubilité de ce sel dans l’eau, plusieurs formules pour injections hypodermiques ont été proposées.
Certains dissolvent le benzoate de mercure avec du chlorure de sodium. Le D" Desesquelle emploie le benzoate d’ammoniaque bien neutre. Nous allons voir quel est le meilleur dissolvant.
Le benzoate de mercure est non seulement dissous mais décomposé par le chlorure de sodium en donnant du benzoate de soude et du chlorure mercurique. M. KR. Varet a démontré ce fait en se basant sur des données thermochimiques. Il est donc irrationnel d'indiquer le chlorure de sodium comme agent de dissolution du benzoate de mercure, car, en réalité, ce qu’on utilise n’est qu’un mélange de chloro-mercurate de soude, de chlorure de sodium et de benzoate de soude. On a constaté que l'acide chlorhydrique et les chlorures transforment intégralement le benzoate de mercure en sublimé et inversement, le benzoate de soude n’a pas d’action sur le sublimé. Il n’est donc pas besoin de partir du benzoate de mercure. Il serait beaucoup plus simple de prescrire des solutions de bichlorure de mercure dans le sérum artificiel chloruré, le benzoate de soude n’ayant pas d’action thérapeutique sur la syphilis.
Il est donc préférable d'employer la formule du D' Desesquelle au benzoate d’ammoniaque bien neutre, Il
cer arrive parfois, qu'au bout d’un instant, il se forme un. précipité dû à la mise en liberté d’acide benzoïque. Il suffit d'ajouter quelques gouttes d’ammoniaque pour redissoudre l’acide benzoïque et obtenir une solution parfaite.
Cette solution offre un autre avantage, c’est qu’elle ne coagule pas les matières albuminoïdes du sérum sanguin. Si, par hasard, la piqûre était faite dans un vaisseau, il n’y aurait pas à craindre d’embolie.
La meilleure formule est donc celle-ci (D' Desesquelle) :
Benzoate de mercure." =. … 1 Benzoate d’'ammoniaque neutre. . . 5 Eau distillée q. s. pour . . . . . 10cc.
Nous avons examiné trois échantillons d’ampoules. Dans deux cas, la dissolution était faite au moyen du chlorure de sodium. Dans le troisième nous n’en n’avons pas trouvé de trace. Etant donné que dans chacun de ces échantillons nous avons trouvé de l’acide benzoïque, nous sommes fondé à croire que le benzoate de mercure a bien été employé. Mais, en présence du chlorure de sodium, il y a eu double décomposition comme nous l’avons dit. En essayant sur une solution faite par nous, la réaction de passage est très nette, si, au lieu d'employer le chlorure de sodium, on emploie l’iodure. Il y a formation de biiodure rouge de mercure, lequel se dissout dans l’iodure de sodium.
Dosage. — On part d’un nombre d’ampoules suffisant pour faire 15 centimètres cubes de solution présentée comme contenant 2 centigrammes de benzoate de mercure par centimètre cube. On étend à 60 centimètres cubes avec
en de l’eau distillée, on ajoute III à IV gouttes d’acide chlorhydrique et on fait passer un courant d'hydrogène sulfuré jusqu'à refus. On filtre et on recueille le précipité sur deux filtres tarés. On lave avec de l’eau distillée jusqu’à ce qu'on obtienne plus de précipité avecles sels d'argent, ce qui prouve l'absence de sulfure. L’acide benzoïque, en si petite quantité, ne précipite pas. On a donc un sulfure de mercure pur. On le sèche et pèse. Le poids trouvé multiplié par 1,81 et divisé par 15, donne le benzoate de mercure dans 1 centimètre cube.
Résultats. 1er dosage 2° dosage 3e dosage Echantillon I. 0,0205 0,0198 0,0203 — IL5040-0201 0,0210 0,02 — HN RO TEUT 0,0199 0.0209
Les échantillons contenaient donc bien la dose de benzoate de mercure, mais nous avons une critique à faire : c’est de signaler l'emploi du chlorure de sodium comme dissolvant dans deux cas sur trois. Dans le dernier cas, on avait employé le benzoate d'ammoniaque.
Ampoules de salicylate de mercure à 0,40 par centimètre cube.
Il existe quatre salicylates de mercure : deux salicylates mercureux et deux salicylates mereuriques. Ce sont les deux derniers qu'on emploie, le neutre et le basique, celui-ci étant le plus stable.
Le salicylate de mercure est une poudre blanche, amorphe, sans odeur ni saveur, insoluble dans l’eau et
BE) = l'alcool, neutre au tournesol. Il est soluble dans les solutions de soude, de chlorure et iodure de potassium, de benzoate et salicylate d’ammoniaque. Le mercure y est dissimulé, aussi ne donne-t-il qu’en partie les réactions des sels de mercure. Mais les acides minéraux liberent acide salicylique. La potasse caustique en précipite de l’oxyde jaune de mercure. Le cyanure de potassium décompose instantanément ce sel.
Apres traitement par un acide minéral, on obtient les réactions du mercure et de l’acide salicylique. Avec l'hydrogène sulfuré, un précipité noir ; avec la soude, un précipité d'oxyde jaune de mercure ; avec l’ammoniaque un précipité blanc. Avec le perchlorure de fer, une coloration violette (acide salicylique) mais pas en présence de Pacide chlorhydrique.
On a indiqué des procédés de dissolution de ce sel dans l’eau. M. Vacher l’emploie en injections hypodermiques en se servant de celui qu'on peut obtenir par double décomposition du chlorure mercurique par le salicylate de soude et qui est soluble à la faveur du chlorure de sodium produit. M. Lajoux opère sa dissolution avec une solution à 4 pour 100 de benzoate ou salicylate d’ammonium qu’il obtient en neutralisant exactement par l’ammoniaque 3 gr. 51 d'acide benzoïque ou 8 gr. 56 d'acide salicylique. 50 centimètres cubes de l’une des deux solutions suffisent à dissoudre 1 gramme de salicylate de mercure.
On étend à 100 centimètres cubes avec de leau distillée.
Malgré ces procédés de dissolution, il est très dificile de se procurer, dans le commerce, des ampoules aqueuses de salicylate de mercure. Nous n'avons pu trouver que des
H. D. vie
ampoules contenant des suspensions huileuses du produit, faites à la faveur d’huile de vaseline.
Dosage. — En épuisant par de l’acide nitrique dilué et chaud un volume déterminé de la suspension, on laisse en solution dans le corps gras l'acide salicylique et le mercure passe à l’état de nitrate de mercure en solution. On alcalinise la solution ainsi obtenue avec de la soude, on acidifie par l'acide chlorhydrique et on fait passer un courant d'hydrogène sulfuré. On recueille le précipité de sulfure de mercure sur un double filtre taré, on lave, sèche et pèse. Le poids de sulfure de mercure trouvé, multiplié par 1,90, donne le résultat en salicylate de mercure. Nous avons opéré sur 10 centimètres cubes de la suspension, présentés comme devant contenir 1 gramme de salicylate de mercure.
Sur trois échantillons examinés, nous avons obtenu :
LC MEE E REERPOE EU LEP PE Or et PAPE RME RE ETC ER
Les résultats correspondent donc sensiblement à la dose annoncée.
Ampoules d’huile grise à 0,40 par centimètre cube.
L'huile grise fait partie de ce qu’on appelle les injections massives de mercure, c’est-à-dire que l’on injecte en une seule fois, une quantité relativement forte de mercure insoluble, qui se dissout petit à petit sous l'influence des liquides de l’organisme.
L'huile grise contenant 40 centigrammes de mercure par
— QI — centimètre cube est une préparation du Codex. Pour l'obtenir, il donne le mode opératoire suivant :
MICTCUTE DUPERE USER rss Me “A0 Grasse delire en or 06 Funlado aobne à Rs A TT)
Opérez la stérilisation de la graisse de laine en la chauffant après fusion et filtration, soit dans une fiole conique en verre de Bohème, à une température de + 120 degrés, pendant vingt minutes, soit dans un flacon hermétiquement bouché et maintenu à l’autoclave, à + 120 degrés pendant le même temps. Stérilisez l'huile de vaseline de la même maniere.
Flambez soigneusement à l'alcool un mortier et son pilon ; versez-y le mercure, ajoutez la graisse de laine et battez jusqu’à extinction complète du mercure. Ajoutez ensuite l'huile de vaseline par petites portions et battez pour obtenir un mélange bien intime. Faire toutes ces manipulations dans des conditions rigoureuses d’aseptie.
L'huile grise ainsi obtenue est de consistance fluide à 15-20 degrés et de couleur gris tres foncé. Cependant dans les ampoules que nous avons examinées la préparation était de consistance mi-solide. Les fabricants ont d’ailleurs soin de recommander de plonger des ampoules dans de l’eau chaude avant de les ouvrir. Sans cette précaution, on ne pourrait aspirer le médicament avec la seringue.
Dosage. — Pour effectuer l'analyse, on part de 1 centimétre cube mesuré à la seringue de Pravaz et devant contenir 40 centigrames de mercure. On liquéfie au préalable le mélange en plongeant l’ampoule dans de l'eau chaude. Puis, dans une petite capsule tarée + 1 gramme,
ne on introduit 1 centimétre cube d'huile grise. On agite au moyen d’un agitateur avec 10 centimètres cubes d’éther, on décante et laisse évaporer. On réunit ce qui reste au moyen de l’agitateur en un globule de mercure et on répète le lavage à l’éther jusqu’à ce qu’on obtienne une capsule propre et un globule de mercure brillant. On laisse évaporer à l’air et on pèse. On doit obtenir 40 centigrames de mercure.
Nous avons examiné trois échantillons chacun trois
fois.
Resultats.
a b C Echantillon I . . 0,40 0,40 0.40 — LE Idem Idem Idem = HUB» a ve Idem Idem Idem
Les échantillons commerciaux étaient donc exactement titrés. C’est d’ailleurs le seul produit pour lequel nous avons obtenu des résultats absolument conformes à ce qu’ils devaient être.
Ampoules de cacodylate de fer à 0,40 par centimètre cube.
Ce corps n’étant pas inscrit au Codex avec un mode spécial de préparation, nous avons trouvé dans le commerce des produits assez différents. Parmi ceux-ci, deux ont été utilisés par les droguistes dans la confection de leurs ampoules.
Le premier est un sel au minimum ayant trois molécules d’eau, dont la formule serait :
[O = As—(CH?} — 0]? Feë H°0.
Un second sel au maximum, ne perd rien par dessiccation à 70 degrés. Il nous faut ajouter que le premier de ces produits se transforme facilement en sel au maximum pendant la solution à chaud, surtout si l’eau dont on se sert n’a pas été bouillie.
Caractères. — Le cacodylate de fer au minimum se présente sous l'aspect d’une poudre jaune verdâtre, très soluble dans l’eau. |
Le sel au maximum est constitué par des paillettes ne perdant rien à l’étuve à 70 degrés. Il a pour formule :
[OZ AS (COIN EFe
Dosage. — On traite 10 centimètres cubes du liquide des ampoules, présenté comme devant contenir ! gramme de cacodylate de fer, par quelques gouttes d’acide azotique, puis par de l’ammoniaque en excès en présence de chlorhydrate d’ammoniaque. Le précipité recueilli sur un filtre est lavé, desséché, calciné et pesé.
Le premier de ces sels a donné, pour deux analyses faites, un résidu de 20 centigrames, tandis que le deuxième n’en a donné que 17, ce qui correspond à la formule pour le sel ferreux :
[O — As — (CH*)OJ' Fe,
Résultats.
1° échantillon : sel ferrique. . . 1gr. 16 Pad — sel ferreux . . . Ogr. 991
Les résultats sont donc en concordance avec la dose de l'étiquette,
Ampoules de cacodylate de magnésie à 0,05 par centimètre cube.
C’est un sel soluble dans l’eau très riche en acide cacodylique. 1 gramme représente environ 92 centigrammes d’acide cacodylique, soit 48 centigrammes d’arsenic. La solution dans l’eau, si elle est un peu concentrée, est sirupeuse.
Il donne les réactions des cacodylates. On met dans un tube 10 centimètres cubes de solution d'acide hypophosphoreux et 10 centimètres cubes d'acide chlorhydrique et un peu du sel. On bouche. Au bout d’un temps variable, suivant la proportion de cacodylate, il se développe une odeur cacodylique très nette.
L’hyposulfite de soude et l’acide chlorhydrique dans les mêmes conditions donnent les mêmes résultats.
Dans quelques grammes de mélange oxydant on projette un peu du cacodylate, il se produit immédiatement une odeur cacodylique.
Ce sel présente également les réactions des sels magnésiens. Avec l’ammoniaque, il se produit un précipité d'hydrate de magnésie blanc très soluble dans les sels ammoniacaux. Avec le carbonate de soude, un précipité blanc d’hydrocarbonate de magnésie, en prenant soin de ne pas faire bouillir. Le phosphate de soude avec du chlorure d’'ammonium et de l’ammoniaque donne un précipité de phosphate ammoniaco-magnésien qui se dissout dans les acides.
Dosage. — Nous avons effectué le dosage des ampoules à l’état de pyrophosphate de magnésie.
On prélève 10 centimètres cubes de la solution des
ie ampoules devant contenir 50 centigrammes de cacodylate de magnésie. On étend à 30 centimètres cubes avec de l'eau distillée. On ajoute 10 centimètres cubes de chlorhydrate d’ammoniaque à 10 pour 100 et 10 centimètres cubes de phosphate de soude à 10 pour 100 également. On alcalinise fortement avec de l’ammoniaque et on laisse reposer. On décante, recueille le précipité sur un filtre. On lave, sèche, calcine et pèse le précipité.
Résultats. — La majeure partie des ampoules essayées nous à donné un résidu de 8 centigrammes de pyrophos phate de magnésie, ce qui correspondrait à 504 milligrammes de cacodylate de magnésie.
Une autre série d’ampoules ne nous a donné que 6 centigrammes de pyrophosphate de magnésie, ce qui correspondait à 378 milligrammes de cacodylate de magnésie, au lieu de 50 centigrammes annoncé. Il est probable que dans ces résultats différents, nons avons eu des sels non semblables dont la préparation peut varier avec les fabricants, le produit n’étant pas inscrit au Codex.
En résumé, une série d’ampoules a donné des résultats inférieurs à ce qu'ils devaient être.
Ampoules de cacodylate de mercure à 14 centigramme par centimètre cube.
C’est un sel blanc relativement peu soluble dans l’eau. Il présente des réactions de cacodylates, c’est-à-dire qu’il dégage l’odeur cacodylique avec l’acide hypophosphoreux et l’acide chlorhydrique de même qu'avec l’hyposulfite de soude et l'acide chlorhydrique. Il en est de même si on le projette dans le mélange oxydant.
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Dosage. — La technique de dosage est celle que nous avons employée pour les sels de mercure. Elle consiste à prélever 20 centimètres cubes de la solution contenue dans les ampoules, ce qui doit correspondre à 20 centigrammes de cacodylate de mercure. On traite cette solution, acidifiée au préalable, par quelques gouttes d'acide chlorhydrique par un courant d'hydrogène sulfuré. On recueille le précipité sur un double filtre taré, lave, sèche et pèse.
Résultats. — Sur trois échantillons d’ampoules soumis à l’analyse chacun plusieurs fois, nous avons trouvé 9 centigrammes de sulfure de mercure, ce qui correspond à peu près au rendement théorique qui doit être de 97 milligrammes de sulfure de mercure pour 20 centigrammes de cacodylate.
Les ampoules contenaient donc la dose annoncée.