INTRODUCTION
La médication hypodermique a pris, depuis quelques années, une place considérable en thérapeutique. Elle présente, en effet, l'avantage d'introduire les substances actives dans l’organisme, dans les conditions où elles possèdent le maximum d’activité, joint à une grande rapidité d’action.
Cette pratique si commode entraine cependant avec elle quelques inconvénients, dont le principal est le passage direct de la solution injectée dans le sang. Aussi, la préparation des ampoules pour injections hypodermiques demande-t-elle des précautions et des manipulations spéciales. Le pharmacien, lorsqu'il doit préparer de telles solutions, est, en général, un peu perplexe, d'autant plus que le Codex ne mentionne succinctement que quelques solutions pour injections hypodermiques (caféine, chlorhydrate de cocaïne, chlorhydrate de morphine, chlorhydrate basique de quinine), et qu’il ne dit pas un mot de la confection des ampoules. |
Nous avons pensé que le pharmacien doit pouvoir préparer assez facilement des ampoules, d’autant plus que certains médecins ordonnent des ampoules à formules complexes pas toujours faciles à trouver dans le commerce;
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To E et, quand bien même on se les procurerait, il en résulte toujours une perte de temps appréciable.
Partant de cette idée, nous avons cru qu’il serait profitable de condenser dans un travail toutes les manipulations que comporte la confection des ampoules en nous en tenant aux choses les plus essentielles et les plus pratiques pour le pharmacien, dont les instants sont le plus souvent à la merci de la clientèle.
Notre travail comporte trois parties :
Dans une première partie nous étudierons la préparation des ampoules.
Elle comporte plusieurs chapitres :
Dans un premier chapitre nous parlerons de la préparation des solutions, des différents modèles d’ampoules, de la nature du verre employé, etc.
Dans le deuxième chapitre nous passerons en revue la technique du remplissage des ampoules.
Dans le chapitre [IT nous examinerons les différents procédés de stérilisation.
La deuxième partie sera consacrée à l’étude d’ampoules spéciales que le pharmacien doit connaître, bien qu'il ne les prépare pas toujours: sérums, eau de mer, eaux minérales, solutions d'organes injectables, métaux colloïdaux, 606.
La troisième partie comprendra les résultats des analyses que nous avons faites sur différentes ampoules trouvées dans le commerce. Nous avons pensé, en effet, que le pharmacien, n’ayant pas toujours le temps et les appareils nécessaires pour préparer les ampoules, doit être renseigné sur ce qu'on lui vend et, par conséquent, doit pouvoir se rendre compte de la nature et de la quantité
des médicaments renfermés dans les ampoules. Nous avons pris à cet effet toute une série d’ampoules dont la teneur en médicaments nous paraissait difficile à réaliser. Nous avons recherché d’abord si nous avions bien la solution du médicament demandé ; ensuite nous en avons fait le dosage en employant des procédés pratiques. Nous avons aussi recherché, dans certains cas, les dissolvants employés pour exécuter la solution de certains médicaments qui ne sont solubles dans l’eau distillée qu’à des doses inférieures à celles annoncées.
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