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plasis thymique sont bien connus, il n’en est pas de même de l’action produite sur l'organisme par les perturbations de sa sercétion interne. D'ailleurs l'hypertrophie du thymus n’a été constatée qu’une fois chez nos malades, et soupçonnée seulement une autre fois, il est donc difficile de lui attacher une grosse importance.
Dans la Progeria, la puberté ne s’ébauche pas, les glandes génitales pourtant ne semblent pas trop atrophiées. Cette atrophie a-t-elle une importance dans l'étude actuelle ? Le fait que les testicules et les ovaires sont quiescents pendant toute l’enfance semble établi, il est donc difficile de leur attribuer un rôle dans les troubles du développement, qui surviennent à cette époque de la vie. D'autre part, les glandes sexuelles, qui ont sous leur dépendance les différences physiques des deux sexes, sont, pour beaucoup, dans les modifications morphologiques et fonctionnelles qui surviennent tout le long du décours de l’existence, et font que l'enfant devient adolescent, adulte, puis vieillard. C’est pourquoi on ne peut nier toute participation des glandes génitales dans l'apparition prématurée des caractères séniles, comme cela se rencontre dans la gerodermie genito-dystrophique et en particulier dans la Progeria.
Il nous reste à examiner l'hypothèse d’une origine surrénale de la Progeria. Notre maître, le D' Apert. dans les discussions qui avaient suivi la présentation de la malade de Variot à la Société de Pédiatrie, avait remarqué le contraste qui existe entre l'Hirsutisme et la Progeria.
D'une part on constate une hypertricose marquée, une surabondance de tissu adipeux, d'autre part les
caractères inverses. L’hirsutisme étant le plus souvent. du à de l'hyperépinéphrie, notre maître avait pensé que l’hypoépinéphrie pouvait être en partie la cause de certains désordres de la Progeria. D'autant plus que certaines autopsies de malades ayant présenté un amaigrissement rapide avec chute des cheveux et des poils, ont montré une hypoplasie marquée des capsules surrénales. Dans l’autopsie du malade de Gilford, les capsules surrénales étaient plissées et avaient subi partiellement une transformation fibreuse, comme on la rencontre chez le vieillard. d
Un symptôme important, l'athéreme artériel, qui existe chez plusieurs malades, surtout marqué dans l'observation 1, a été attribué par M. Josué à une hyperplasie surrénale. Enfin la pigmentation cutanée et l’asthénie rencontrée chez la plupart des sujets relèvent plutôt d’une insuffisance surrénale.
Somme toute, la Progeria présente à la fois des signes d'hypoépinéphrie, d'autres d’hyperfonctionnement surrénal, enfin certains n’ont aucun rapport avec les lésions de cette glande.
Les travaux de ces dernières années ont montré qu'il existe une étroite synergie glandulaire, que les glandes forment un système tellement lié et coordonné que la lésion de l’une d'elles retentit sur les autres. Comme en l'état actuel de nos connaissances, il est impossible d'attribuer à une seule de ces glandes les symptômes présentés par la Progeria et que d’autre part la maladie semble bien avoir une origine endocrinienne, nous conclurons donc provisoirement que nous sommes en présence d'un syndrome pluriglandulaire.