‹ Contribution à l'étude de la prophylaxie de la syphilis héréditaireChapitre 10 sur 33 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

La Prophylaxie de la Syphilis Héréditaire n'est vraiment devenue rationnelle et effective que depuis un vingtaine d'années.

Elle est née avec la création, en 1919, à la Maternité Baudelocque, par mes Maîtres, M. le Professeur COUVELAIRE et M. le Docteur Marcel PINARD, d’un Dispensaire anti-syphilitique, pour le dépistage et le traitement des « syphilis familiales ».

Cette formule de prophylaxie, basée essentiellement sur la collaboration étroite de l’accoucheur et du syphiligraphe, a très vite fait son chemin, et de nombreux organismes, semblables à celui de Baudelocque, ont été créés depuis, dans toutes les grandes Maternités.

Ce travail a été écrit sur des observations recueillies, pendant près de vingt années, au Dispensaire de Baudelocque.

Il a été inspiré et guidé par l’un des créateurs de la « Formule », ce sont ses deux principaux mérites.

De nombreux auteurs ont rapporté, en d’éloquentes statistiques, sur l’abaissement de la mortalité infantile, les premiers et magnifiques résultats, de ce qui est appelé maintenant « la formule Couvelaire ».

Plus modeste, ce que nous rapportons surtout, ce sont des échecs, des échecs survenus, malgré qu’on ait fait « tout ce qui semblait logique et utile de faire ».

L'analyse de ces « cas malheureux » nous montre que beaucoup sont évitables.

L'enseignement qui en a été tiré a déjà permis de substituer des succès à des échecs. Notre but en les faisant connaître est d’essayer d'améliorer encore les méthodes prophylactiques de la syphilis héréditaire.

DANS cE TRAVAIL, NOUS SUIVRONS LE PLAN SUIVANT :

— Nous retracerons en un rapide historique :

Les débuts hésitants de la prophylaxie de la syphilis héréditaire, depuis l'apparition de la syphilis en France.

L'histoire des consultations prénatales, particulièrement celle du Dispensaire de Baudelocque.

— Nous rappellerons brièvement :

Le fonctionnement d’un tel organisme, et les résultats déjà acquis.

— Nous rapporterons des statistiques personnelles plus récentes, établies à Baudelocque: ces statistiques montrent notamment qu'il existe encore de trop nombreux « échecs du traitement ».

tit

— Nous nous attacherons plus spécialement à l’étude de ces cas d'échecs que l’on peut répartir en trois groupes :

À. — Les échecs indépendants du traitement et de la syphilis elle-même.

B. — Les échecs dépendant d’une syphilis organique, devenue inaccessible au traitement.

C. — Les échecs relevant directement de la syphilis, et expliqués par une insuffisance de la prophylaxie. Soit à l'étape du dépistage, Soit à l'étape du traitement.

— Nous conclurons en proposant des remèdes à ces

échecs.

Page 1