‹ Contribution à l'étude de la prophylaxie de la syphilis héréditaireChapitre 17 sur 33 · LES ECHECS DU TRAÏÎTEMENT · texte numérisé non relu

LES ECHECS DU TRAÏÎTEMENT

Définition.

Précisons que nous donnons au mot « échec »

exactement la même signification que nous avons donnée au terme « grossesse malheureuse ». Car nous n'envisageons que les échecs bruts, irrémédiables lorsque la mère sort de la Maternité, en excluant les « demi-échecs » que représentent les enfants nés vivants et non débiles (quoique hérédo-syphilitiques) et sortis en bonne santé apparente de la Maternité.

Nous savons que ces enfants sont susceptibles, tôt ou tard, dans la première ou la deuxième enfance, de présenter des manifestations pathologiques dues à leur syphilis, jusque-là latente; mais, si l’on demeure fidèle au grand principe : « Traiter systématiquement et convenablement les hérédo-syphilitiques, même apparemment sains », nous prétendons que tout danger de manifestation tardive est écarté.

Les résultats déjà acquis par les établissements du type (WELANDER pour nourrissons hérédo-syphiliti-

ques :

— la Maison de Montgeron, —— Ja Maison de Garches, sont probants à ce sujet.

Les vrais échecs sont donc seulement ceux observés en Maternité: car, en matière de prophylaxie de la syphilis héréditaire, il nous paraît plus difficile d’avoir des enfants vivants et viables, que de les conserver et de les préserver de manifestations tardives.

Quant au sens que nous donnons au mot « traitement » dans notre définition, nous l'avons déjà précisé plus haut : c’est le traitement minimum de deux séries arsenicales ou bismuthiques pendant la grossesse, qui peut paraître suffisant, et l’est d’ailleurs dans certains cas, mais au-dessous duquel on ne peut vraiment pas dire qu'il y ait eu un véritable traitement.

Répartition des échecs.

Dans notre statistique, les échecs « après traitement » sont au nombre de 34. Ce nombre de 34 (« grossesses malheureuses » ne représente peut-être pas seulement des échecs du traitement, mais il les englobe au moins tous.

Nous avons naturellement analysé les observations répondant à ces 34 cas, mais les idées que nous formulerons sont des déductions tirées de l’étude d’un bien plus grand nombre d'observations recueillies,

PR Es

tant au Dispensaire de Baudelocque qu'à la Maternité Cognac-Jay (observations dues au Docteur PIM- PANEAU).

Nous avons pu répartir ces cas d'échecs (34 cas) en trois groupes :

1° Les insuccès indépendants de la syphilis des procréateurs. Ce ne sont donc pas, à proprement parler, des « échecs de traitement » (5 cas).

2° Les insuccès dus à la syphilis mais par l'intermédiaire d’une lésion organique syphilitique responsable (4 cas).

3° Les insuccès directement dus à la syphilis, pour la plupart imputables seulement à une insuffisance de la prophylaxie. Ce sont de beaucoup les plus nom-

breux (25 cas).

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