‹ Contribution à l'étude de la prophylaxie de la syphilis héréditaireChapitre 28 sur 33 · ND · texte numérisé non relu

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— lorsque la syphilis est douteuse quant à son origine, mais se manifeste sur le produit de la conception.

On voit donc qu'au point de vue prophylactique, le traitement des deux procréateurs s’impose souvent. En pratique, au point de vue psychologique, il s’impose presque toujours, car 1l est prudent de faire partager aux deux conjoints les responsabilités.

3° Quel sera l'intensité du traitement ?

Le traitement appliqué sera toujours un traitement intense car, en matière de traitement prénatal, le temps est limité. Il faut frapper vite et fort.

Nous ne croyons pas qu'il faille proportionner l’intensité du traitement à l’importance des signes de syphilis chez les procréateurs et appliquer un traitement doux aux syphilis frustes, comme certains le préconisent. Les syphilis les plus frustes sont souvent les syphilis les plus anciennes et les plus difficiles à atteindre par le traitement ; les syphilisraphes sont d’accord sur ce point.

Nous considérons toute syphilis prénatale comme une syphilis en évolution justiciable d’un traitement « d’attaque ». C’est pourquoi nous nous adressons toujours à des médications fortes, à celles aui, dans l'arsenal thérapeutique antisyphilitique, offrent le plus de garanties, c’est-à-dire :

__ Les arsenicaux trivalents du type Novarsénobenzol ou Sulfarsénol ;

__ Les sels de bismuth oléo-solubles, d'élimination lente.

Les règles des doses, des séries et de leurs intervalles sont naturellement respectées.

Il faut « loger », pendant la grossesse, le plus grand nombre possible de séries. Les grossesses n'étant habituellement reconnues que vers le troisième mois, nous avons calculé qu'il est difficile de faire plus de deux séries et demie à trois séries au maximum pendant la grossesse.

C'est pourquoi, plus haut, nous avons pris comme traitement minimum apparemment correct, un traitement fait de deux séries de médications fortes.

Les médications moins activés, telle que le mercure, trouveront place dans les cures d’entretien, entre deux gestations, par exemple, pour consolider un traitement actif ayant déjà amené un succès.

4 Quand le traitement sera-t-il appliqué ?

Que le traitement soit indispensable pendant toute la durée de la gestation, cela est indéniable et n’est nié par personne; mais ce traitement est-il suffisant >

Nous devons alors faire la distinction entre les syphilis acquises en évolution et les syphilis anciennes où apparemment éteintes.

— POUR LES SYPHILIS EN ÉVOLUTION, il n’est pas

Ti —

douteux qu'il faille traiter, avant la conception même, les deux procréateurs, puisque ce traitement vise non seulement à l'amélioration de la procréation, mais à la guérison des procréateurs.

— Pour LES SYPHILIS ANCIENNES OÙ APPAREMMENT ÉTEINTES, la question est plus discutée : pourtant, elle ne nous paraît pas discutable. Comme nous l'avons déjà dit, les syphilis anciennes sont toujours plus difficiles à atteindre par le traitement ; de même qu'elles demandent un traitement énergique, elles demandent un traitement prolongé.

C'est un fait d'observation courante qu’un traitement court, pratiqué pendant la grossesse seulement, chez une syphilitique en évolution ayant un B.W. positif, permet souvent la naissance d’un enfant, non pas indemne de syphilis, mais au moins vivant.

Il n’en est pas de même pour les syphilis anciennes qui, malgré le même traitement, demeurent souvent fœticides.

Nous pouvons donc conclure que : plus encore que les syphilis en évolution, les syphilis anciennes demandent un traitement prolongé.

Nos observations nous ont montré que la méconnaissance de cette règle ou l’impossibilité de l’appliquer, était à l’origine de nombreux échecs du traitement.

La seule façon pour le traitement prénatal d’être prolongé, c’est d’être précoce, c’est-à-dire institué

avant la gestation.

Mais, avant la gestation, chez qui devra-t-il être appliqué ?

Nous n'avons alors qu’à répéter ce que nous avons dit au paragraphe 2, c’est-à-dire :

— Traiter les deux procréateurs, s'ils sont ou semblent être tous les deux en cause;

— ‘Traiter la mère seulement, si elle est seule en cause ;

— Traiter le père seulement, si la syphilis semble venir de lui exclusiveinent; ce traitement n'’excluant pas, nous le répétons, le traitement de la mère pendant la grossesse.

En pratique, ce traitement précoce est fonction de la précocité du dépistage. C’est pourquoi il n’est souvent appliqué que chez les pluripares, à la suite de « grossesses malheureuses », et c’est pourquoi aussi les primipares qui sont dépistées trop tardivement sont victimes du plus grand nombre d’échecs.

Les observations n° [Il et n° IV rapportées plus haut nous fournissent deux exemples d’insuccès d’un bon traitement, mais effectué pendant la gestation seulement.

Les deux observations ci-dessous rapportent des cas du même genre, mais où le succès a pu être ensuite obtenu par un traitement plus précoce.

Le 70e

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