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sation est à la fièvre aphtéuse, la variolisation à la variole humaine. Le virus des gallinacés destiné à l’immumnisation est obtenu chez la poule expérimentalement infectée par sacrifications virulentes de la crête et des barbillons. L’ultragerme est récolté du 10° au 20° jour, puis desséché, broyé, pulvérisé et mis en suspension dans la solution glycérinée.
La vaccination des poules par le virus homologue déclanche une immunité constante qui apparaît déjà solide 3 semaines après l'intervention et se prolonge 9 à 15 mois. Mais la métliode s’accompagne en certaines circonstances des dangers que comporte toute tentative de variolisation : réactions post-vaccinales violentes; phénomènés alarmants dé généralisation aboutissant à la mort des oiseaux.
En 1928, Basset préconise une méthode qui n'offre pas le grave inconvénient de généralisation des lésions. Le vaccin, au lieu d’être inoculé en milieu réceptif, est inoculé dans les muscles pectoraux à la dose de 1/2 cc. pour les poules de plus de 4 mois et dose moitié moindre pour les oiseaux de 2 à 4 mois. Chez ces derniers, si on veut obtenir une résistance de très longue durée, il faut répéter l’opération 3 mois plus tard:
Glover, Brandly et Dunlap substituent le virus de culture au virus de l'infection spontanée ou expérimentale et l’inoculent tantôt dans le derme, tantôt dans le muscle pectoral. Les résultats seraient excellents si la résistance conférée ne s’étéignait prématurément.
c) Vaccination par virus inactivé.
Cette inactivation peut être réalisée par différents facteurs
1° Facteurs physiques, tels que la chaleur seule ou associée aux antiseptiques; les rayons ultra-violets; les rayons X;
2° Facteurs chimiques, tels que la glycérine phéniquée, l’acide phénique, le formol, le chloroforme, etc.….;
3° Facteurs biologiques, tels que les passages par lorganisme du lapin.
ou) ere
L’inactivation du virus par ces méthodes est aveugle, car ce virus est tantôt tué et s’avère inefficace, tantôt virulent et dangereux. Il semble, toutefois, que laäcide phénique représente l’antiseptique idéal dans la transformation du virus en vaccin.
La méthode Panisset et Verge utlise le virus des gallinacés atténué par l’acide phénique. Ce virus est constitué par les croûtes varioliques provenant de jeunes coqs expérimentalement infectés. Après broyage et suspension en sérum physiologique, la liqueur virulente ainsi obtenue est filtrée et additionnée d'acide phénique au taux de 5 pour 1.000.
Dans les milieux indemnes, la vacciñation comporte une seule intervention. Chez la poule et le pigeon, l’inoculation a lieu dans l’épaisseur du barbillon, à la dose de 1/10 de ce.; chez l’oie, la dinde et le faisan, la dose est double. Chez les jeunes, lorsque le barbillon est à peu près inexistant, l'injection doit être pratiquée sous la peau de l'aile. L’immunité débute une semaine après l'intervention. Elle est solidement établie après la 3° semaine et dure environ 1 an.
u Dans les milieux infectés, les sujets sains, bien que contaminés, sont vaccinés de la même façon. Les oiseaux infectés sont soumis à des injections vaccinales répétées.
d) Vaccination par germes d'infections secondaires.
L'identité étiologique de la diphtérie et de Pépithélioma est une notion relativement récente. Aussi avait-on essayé de vacciner Contre ia variole aviaire au moyen de microbes que l’examen bactériologique et les cultures permettaient de découvrir au sein des fausses membranes. Mais les germes dé sortie ne constituent point une arme capable de lutter efficacement contre la variole.
e) Vaccination mixte.
Une vaccination mixte, immunisant à la fois contre lultravirus variolique et les microbes venant compliquer les lésions spécifiques, a été faite en 1913 par
de
Hadley et Beach, puis en 1924 par Fuller, qui soumet les croûtes épithéliomateuses et les principaux micro-. bes trouvés dans les fausses membranes à l’action de la chaleur et d’une solution phéniquée. Cette méthode paraît abandonnée.
Vaccination des Colombins
Marcos (1931) utilise un virus pigeon en émulsion formolée à 1 pour 500.
La Haye, en 1929, se sert den virus pigeon atténué par passage chez le pigeon. La vaccination se fait par scarifications à la face externe de la jambe et une réaction locale apparaît, consistant en quelques nodules plus ou moins confluents.
Basset (1935) emploie la méthode qu’il utilise chez la poule; il injecte dans un tissu non réceptif (les muscles pectoraux) 0 em .5 d’une suspension obtenue avec 0 gr. 15 de virus pigeon en émulsion dans 50 cm* d’eau salée glycérinée.
Glover (1939) préconise l’inoculation intradermique, — suivie et renforcée après quelques jours par l’inoculation d’un virus naturel, — d’un virus de culture avant subi cinquante passages sur membrane chorioallantoïdienne de lPembryon de poulet.
En résumé : la vaccination par virus pur et homologué donne une immunité solide et durable, mais n’est pas sans danger : généralisation de la maladie, création de porteurs de virus, constitution de foyers nouveaux en élevages sains, retard dans la croissance, la ponte, ete
La vaccination par virus pur hétérologue confère une résistance fragile et de plus courte durée. D’autre part, la généralisation est possible, ainsi que lPapparition d’épizooties à la faveur du virus utilisé et larrêt de la croissance.
La vaccination par virus inactivé déclanche une immunité certainé, mais brève. Elle ne présente aucun danger de généralisation, ne crée pas de porteur de virus, ne forme pas de foyer nouveau. Elle ne permet
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pas l’extension de la maladie, L’acide phénique employé par Panisset et Verge semble le meilleur facteur d’atténuation du pouvoir pathogène. Il modifie la virulence sans troubler les qualités antigènes et sans détruire les propriétés immunigènes.
C’est cette vaccination que nous allons mettre à l'épreuve dans notre expérimentation qui comprendra deux parties.
Tout d’abord, nous envisageons les cas où le vaccin de Panisset et Verge a donné une immunité certaine pour étudier ensuite d’une façon plus précise les observations où le vaccin a été déficient.