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limmunisation, nous passerons en revue, brièvement, les méthodes de vaccination applicables aux différentes espèces : poules, pigeons et passereaux.
È Indications générales
La vaccination de précaution des gallinacés doit être pratiquée en été puisque la maladie sévit surtout en automne- et en hiver. À moins que l'intervention. ne soit urgente il est préférable de vacciner quelque temps avant la saison de ponte. L’opération aura lieu ‘de préférence à l’âge de 2 à 3 mois, car chez les plus jeunes sujets elle provoque une baisse de la vitalité, un arrêt dans la croissance. D’autre part, chez les poussins J’immunité est fugace comme si leur organisme ne pouvait pas « faire les frais » de’ la vaccination. A la période de ponte elle diminue la production des œufs.
Quel que soit l'élément utilisé pour la vaccination, virus naturel ou virus de culture, l’immunité se manifeste trois semaines après l'intervention, et dure en moyenne une année.
Vaccination de ia poule
Les méthodes que nous allons étudier dans lPordre sont les suivantes :
a) Vaccination par virus pur vivant et virulent, hétérologue.
b) Vaccination par virus pur vivant et virulent homologue.
c) Vaccination par virus inactivé et modifié.
d) Vaccination par germes d’infections secondaires.
e)Vaccination mixte par ultravirus spécifiques et germes secondaires.
a) Vaccination par virus pur vivant et virulent hétérologue.
Le virus des colombins ainsi que le virus des gallinacés ayant subi un certain nombre de passages chez le pigeon représentent l’antigène de choix lors de la vaccination par virus pur hétérologue. Ce virus, en effet, se
montre peu | pathogène pour la “poule. en “orte que le
procédé préconisé par Doyle et Minett en 1927 s’apparente à la vaccination de l’homme contre la variole par la méthode de Jenner.
Dans la technique Doyle et Minett, le matériel cons-
titué par des croûtes virulentes en suspension dans eau
glycérinée est appliqué, après arrachement de quelques plumes, sur la région tibiale antérieure, comme pour la variolisation. Les bons résultats d’abord annoncés par
les auteurs ne furent pas confirmés par les Américains Michael, Lubbehusen et Ehlers; et Johnson, en 1934, re-
venant sur ses affirmations de 1931, conclut que le virus de pigeon n’immunise pas la poule assez fortement ni pendant assez longtemps pour être conseillé. Rasch Hurt (1930), expérimentant ce matériel, observait que, lors de l’épreuve, les vaccinés s’infectent comme les témoins.
Le virus des colombins ne détermine donc qu’une ré- sistance partielle. Les lésions chez les vaccinés sont tou-
tefois moins volumineuses que chez les témoins et elles évoluent un peu plus vite.
Récemment, Glover (1939) préconise l'emploi du virus pigeon cultivé sur la membrane chorio-allantoïdienne de l’œuf. Toutefois, la résistance conférée serait relativement courte et plusieurs épizooties sévères auraient sévi après un certain temps dans les parquets ainsi vaccinés. En réalité, le virus pigeon de culture n’engendrait qu'une immunité de base s'étendant sur une période de 6 mois environ et qu’il convient de renforcer par l’inoculation ultérieure d’un virus naturel.
b) Vaccination par virus pur homologue.
Cette vaccination a été tentée en 1924 par Basset qui applique aux poules Ja vieille méthode de varialisaüon. I suffit, pour obtenir limmunisation, — qui dépend autant de la dose du virus que du point d’inoculation et de lintensité des lésions, — de déposer dans une région choisie du virus en quantité telle qu’il provoque une maladie bénigne sans risque de généralisation.
Cette méthode est à la variole aviaire ce que laphti-