‹ Contribution à l'étude de la prophylaxie des endocardites infectieuses, particulièrement de la maladie de Jaccoud-OslerChapitre 34 sur 42 · ERNEST · texte numérisé non relu

ERNEST

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septique. D’autres utilisent la streptomycine associée au chloramphénicol, la bacitracine, la polymyxine, etc. Les résultats de ces différents essais ne permettent pas encore de conclure.

Pénicilline. La pénicilline paraît être jusqu'à présent un excellent médicament d'emploi commode, d'autant plus qu’il n’y a pas ici à redouter d’incompatibilité d'action avec les anesthésiques locaux comme celle qui existe avec les sulfamides. Par contre il y a lieu de redouter de susciter la pénicillo-résistance.

Les préparations oléo-cireuses sont à déconseiller : à la température ordinaire il faut les tiédir pour les rendre injectables et il faut utiliser des seringues spéciales à haute pression. De plus, la tolérance n’est pas parfaite : dans un quart des cas il y a douleur ou abcédation. IH n’y a donc pas lieu d’envisager l’emploi de ces préparations dans l’ordre d’idées qui nous occupe ici.

Mais il est un mode d'utilisation très utilisable : c’est la voie buccale mais elle ne doit pas être utilisée trop longtemps.

Dès l’origine on avait pensé à donner la pénicilline per os, mais on s’est très tôt rendu compte que la majeure partie du produit était détruite par l'acidité gastrique, en sorte que la diffusion sanguine était très inférieure à celle obtenue par l'administration parentérale car 85 % étaient détruits.

Pour éviter cette destruction gastrique on a successivement essayé les capsules glutinisées, des émulsions diverses, etc. Mais les plus intéressants résultats ont été obtenus par l'administration orale simultanée de pénicilline et d’une substance-tampon capable de neutraliser l’acidité gastrique : carbonate de chaux, citrate disodique, hydroxyde de de magnésie, etc. (Morgenstern, in Presse Médicale, juin 1947, p. 404). Actuellement on trouve dans le commerce des comprimés mixtes de pénicilline calcique et de carbonate de calcium ; de pénicilline et de citrate disodique ; de pénicilline et d’hydroxyl-amino-acétate d’albumine. Tous ces comprimés sont destinés à l’absorption buccale et sont dosés à 25.000 et à 50.000 Unités-Oxford (Roussel ; Diamant, etc.).

Mais si on utilise le mode d'administration par voie buccale il faut faire ingérer de nombreux comprimés. En effet la dose per os doit être quadruple de la dose parentérale. Chaque comprimé étant dosé à 50.000 U-O, il faut que le patient absorbe 40 comprimés, répartis en cinq prises de 6 comprimés chaque fois et chaque prise étant. séparée par une période de 8 heures environ d'intervalle, Si le moment de l'absorption est proche d’un repas celui-ci devra être pauvre en lipides. Sept heures après l'ingestion d’une seule dose de 100.000 U-O on décèle encore le médicament dans le sang. On signale que si cette forme d'administration est utilisable dans l'intention de prévention qui nous intéresse ici, elle est bien entendu à déconseiller à titre curatif, chez les vomisseurs persistants, les comateux et aussi dans les cas de méningite, dans toutes les endocardites ou péricardites et il convient dans ces cas d'utiliser la voie parentérale et de fortes doses.

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Mais pour ce qui nous occupe ici cette forme de pénicilline est intéressante et peut être utilisée.

Prévention médicamenteuse de l’inoculation vasculaire post-opératoire

Pratiquement, à l’heure actuelle, de tous les médicaments utilisable il en est donc deux surtout qui semblent être pratiquement le plus. au point : l’auréomycine et la pénicilline.

Le Prof. Lian et ses collaborateurs (Bull. Acad. de Méd. 16-23, mars 1949) préconisent l'administration de 300.000 Unités-Oxford de pénicilline la veille de l'intervention et la même dose pendant les deux jours qui suivent l'intervention. De plus ils conseillent l’administration de 6 à 8 pastilles de pénicilline buccale dosées 50.000 U-O pendant les deux jours qui suivent.

Personnellement, pratiquement nous réalisons la prémunition médicamenteuse de l’inoculation valvulaire par le viridans chez les cardiopathes par la pénicilline ou l’auréomycine selon les circonstances où se présente le sujet et les possibilités matérielles.

Avec la pénicilline chez un patient qui doit être opéré immédiatement ainsi que le cas est fréquent dans le cabinet dentaire, l'injection intraveineuse de pénicilline peut trouver ici une de ses rares applications.

Une fois réalisée l’intervention, le taux de concentration sanguine efficace est maintenu soit par l'injection de pénicilline-retard, soit par l'absorption répartie dans les 24 heures suivantes d’une dizaine de comprimés de pénicilline buccale dosés à 50.000 U-0. On peut aussi utiliser commodément, une demi-heure avant de commencer à opérer, 4 cc. d’Aqua-péni-quinyl instantané-retard, de Roussel, qui présente l’avantage d’unir l’action rapide de la pénicilline ordinaire avec grand clocher initial et de la pénicilline-retard qui donne un taux de pénicillhémie encore active après 24 heures.

Si on tente de dissoudre extemporanément la pénicilline dans le soluté anesthésique le praticien rencontre une certaine difficulté. Il se fait souvent une mauvaise dissolution ou une précipitation plus ou moins rapide formée de micro-cristaux. Ceux-ci rendant difficile l’injection intra-gingivale à travers les minces aiguilles habituellement utilisées. Ce précipité est variable avec le taux de dilution et le poids relatif d’anesthésique. Ce sont, d’ailleurs ces micro-cristaux qui déterminent l’effet-retard qui est parfois recherché. Mais alors l’optimum d’anesthésie est plus long à atteindre et la durée de l’anesthésie est augmentée, mais son action contre la douleur un peu diminuée. En tous cas le fait est à noter que la cicatrisation des plaies opératoires semble être facilitée mais ce dernier résultat est constaté aussi lorsque l’administration a été faite par d’autres voies.

Avec l’auréomycine, on donnera per os 4 gr. de ce Henenett qui est livré en capsules dosées à 0 gr. 25 ctg. On fera ingérer une demi-

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