‹ Contribution à l'étude de la prostatectomie transvésicaleChapitre 13 sur 44 · PAR · texte numérisé non relu

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e) Accidents pulmonaires

En dehors des accidents emboliques, la congestion pulmonaire atteint fréquemment les opérés. On devra l’éviter en faisant asseoir de bonne heure les malades dans leur lit pour éviter la congestion hypostatique.

On note aussi de l’æœdème pulmonaire, cause assez fréquente de mortalité post-opératoire. On peut, il est vrai, le rattacher à la classe suivante d’acecidents.

f) Accidents rénaux

Il traduit en effet la néphrite, l'insuffisance rénale souvent préexistante à l'opération et qu'il faut d’ailleurs s’efforcer d'évaluer avant l'acte opératoire.

Il arrive parfois que l’on observe une anurie complète pendant les vingt-quatre premières heures. Cette anurie est due sans doute à un réflexe parti de la vessie et venant inhiber les vaso-dilateurs rÉNAUX, anurie comparable à l'anurie calculeuse. L'hypotension artérielle due à l’hémorragie peut aussi contribuer à la produire. Mais cet accident est de peu de durée et la fonction rénale se rétablit d'elle-même sans que l’on ait jamais eu d’accidents mortels relevant de cette cause. On pourra favoriser le retour du cours de l'urine par l'ingestion de boissons diu-

rétiques, le lait avec ou sans l’adjonction de 1 gramme de théobromine. | Il faut aussi noter parmi les accidents rénaux l’urémie, qu’elle soit à forme rapide ou à formelente. Les reins, souvent sclérosés, ne laissent passer qu’une urine peu minéralisée et particulièrement pauvre en urée. La résorption qui s'opère au niveau de la plaie vésicale opératoire peut encore s'ajouter au défaut

d'élimination rénale.

g) Accidents intestinaux

Le seul qu’on puisse observer, c’est la constipation, dont on aura raison, soit à l’aide de purgatifs quotidiens légers, soit à l’aide de lavements. On évitera de se servir de purgatifs à base d’aloès dont l’action congestionnante sur les organes du bassin

serait nuisible.

h) Accidents cutanés et sous-cutanés

-On pourra observer des escarres, ainsi que cela s’est produit chez notre diabétique de l’observation XVII. Ces escarres de décubitus seront facilement évitées en levant de bonne heure les opérés avant que les troubles trophiques n’aient eu le temps d'apparaître, en surveillant journellement le siège, et au besoin en plaçant sous les fesses des malades

un coussin à air.

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