‹ Contribution à l'étude de la prostatectomie transvésicaleChapitre 16 sur 44 · AVANTAGES DE LA TRANSVÉSICALE SUR LA PÉRINÉALE · texte numérisé non relu

AVANTAGES DE LA TRANSVÉSICALE SUR LA PÉRINÉALE

Durée de l'opération. — Dans les cas ordinaires, la durée totale de l'opération par la voie transvésicale ne dépasse pas vingt minutes, pansement com-

pris, à condition qu'on ne se trouve pas en présence de lésions de prostatite ou depériprostatite, rendant difficile et plus longue la décortication de la proslate,

La périnéale,au contraire demande un temps plus considérable, Rien que pour arriver sur la glandeen suivant les données anatomiques, on ne peut aller vite ; un coup de ciseaux trop vif peut aller perforer le rectum ; les points de repère doivent être minutieusement reconnus, sinon on risque d'aller se perdre loin de la prostate. Il est évident qu'un praticien exercé perdra moins de temps et hésitera moins que celui qui n’aura que rarement l’occasion de pratiquer cette opération, mais,quoi qu’il en soit,il ne faut pas chercher à battre des records.

Le malade restant moins longtemps sur la table d'opération aura besoin d’une moins grande quantité d’anesthésique, et c’est là encore un avantage et non des moindres de la prostatectomie transvésicale,

Position du malade.,— Vans la transvésicale,c’est la position horizontale qui est la meilieure. Dans la périnéale on est obligé d’employer la position périnéale inversée, si congestionnante pour le cerveau des malades.

Outillage. — Aucun instrument spécial pour la transvésicale, alors que la périnéale nécessite l’emploi d’un désenclaveur de la prostate et d'écarteurs construits spécialement.

Acte opératoire. — La voie sus-pubienne est plus facile ct moins dangereuse que la voie périnéale.

Es 56 2 Avec celle-ci en eflet, on risque souvent de perforer le rectum ou de meurtrir à tel point sa paroi en cheminant dans l’espace décollable, qu'elle se sphacèle quelque temps après l'opération, présentant ainsi les dangers d’une infection secondaire et d’une fistule consécutive.

Par la voie sus-pubienne, on est autorisé à dire que, pratiquement, on enlève toute la prostate. Par la périnéale, il sera souvent difficile de réaliser une énucléation totale de la glande hypertrophiée, particulièrement dans le cas de prostate pénétrant profondément dans la vessie. A poursuivre dans ces cas l’énucléation avec trop d'opiniâtrelé, on risque d'ouvrir largement la vessie. Il en résulte des fistules intarissables.

On a reproché au drainage par le tube de Freyer d’être insuffisant. Les résultats pratiques mieux que les raisonnements théoriques prouvent, au contraire, l'efficacité de ce drainage. |

Suites post-opératoires. -— Une fois reportés dans leur lit, les malades opérés par la voie transvésicale n'auront plus à souffrir ; c’est tout au plus si pendant les vingt-quatre premières heures, ils accuseront des épreintes, épreintes moins douloureuses même que celles qu'ils éprouvaient avant d’être opérés. Ils n’ont à subir aucun pansement, on leur fera seulement desirrigations de la vessie qui ne sont aucunement douloureuses.

Après la périnéale, les pansements de la plaie devront être fréquemment renouvelés. Ils seront, en

effet, souillés chaque fois que le malade ira à la selle ; les pansements de cette région sont incommodes et douloureux et chaque séance sera épuisante pour le malade.

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