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auront sauvé un enfant ou auront conservé au pays un être qui aura plus de RARES de rester sain et vigoureux. :
Il s’agit done de faciliter à la mère l’ catemont de son enfant. | À
La Municipalité de Paris a fondé dans les environs de cette ville, à F ontenaÿ-aux-Roses, des maisons de convalescence, où, pendant une quinzaine, la mère peut
se rétablir de la fatigue occasionnée par ses couches et
allaiter son enfant. L’Asile du Vésinet et l’Asile maternel de la Société philanthropique remplissent le même office pendant un temps à peu près égal. A la sortie de ces établissements, la mère reçoit des secours en argent et en linge pour l'enfant, afin de l’aider à subsister pendant quelque temps après son accouchement. En province, sauf dans les villes importantes, ces refuges n'existent pas.
Ensuite, la nouvelle accouchée est livrée à elle-même, au moment où son enfant aurait le plus besoin de Ia santé et du repos de sa mère.
L’Assistance publique s'occupe des filles-mères : :
elle leur donne, à Paris, un secours d'allaitement «préventif d'abandon», qui varie de 20 à 35 francs par mois, en province elles ne reçoivent pas plus de 10 à 15 francs.
L'ouvrière touche pendant un mois une indemnité journalière variant de 0 fr. 50 à 1 fr. 50, plus une prime d'allaitement de O0 fr. 50, grâce à la loi de juin 1913. Mais les mères de famille nécessiteuses n’ont aucun droit à ces secours, et, jusqu’à présent, malgré l’amen-
dement voté par la Chambre en 1914, tendant à étendre la loi de Paul Strauss à toute mère nécessiteusé, le se-
cours est facultatif, bien qu’assez largement distribué, et ne constitue pas un droit pour la mère.
Mais, si même cette Assistance venait efficacement en aide à toutes les femmes accouchées nécessiteuses, qui désirent nourrir leur enfant ;: serait-il même inexact, qu'aujourd'hui encore, un grand nombre de femmes ne touchent aucun secours et confient leur enfant à l’As-
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