‹ Contribution à l'Étude de la Protection des Enfants en bas âgeChapitre 4 sur 28 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

A mesure que, sur les champs de bataille, coule le sang de nos hommes les plus jeunes et les plus forts, à mesure que, dans sa lutte de plus en plus féroce pour la défense de son patrimoine d’idéal et de liberté, l'élite de la nation, l'espoir des générations futures est fauchée par la mort, la question se pose, angoissante, de l'avenir de notre race.

Et il faut s’arracher aux horreurs de la guerre, envisager la triste situation dans laquelle se trouve notre malheureux pays. Il faut intensifier la campagne, en vue de l’accroissement de la natalité et pour la sauvegarde des tout petits, victimes innocentes et trop nombreuses, hélas ! de la misère ou de l'ignorance de leurs parents et insuffisamment défendus par la législation actuelle. |

Nous nous proposons, dans ce travail, d'étudier les remèdes préconisés pour la protection de l’enfance. En traitant ce sujet, nous serons obligée d'abandonner souvent la question médicale pure, et de faire des incursions dans le champ social. Mais l’étude de la puériculture est intimement liée à celle des questions sociales et le médecin qui s’ : consacre est contraint d'en tenir compte.

Un des meilleurs moyens i protection de l’enfance est l’Institution des Consultations de nourrissons. Nous étudierons leur influence, en même temps que nous décrirons le fonctionnement matériel et clinique de la Consultation de nourrissons créée à l'Hôpital civil de Mustapha, à Alger, par l'Administration supérieure.

Nous essayerons ensuite, de condenser en un bref plan général de puériculture en Algérie, les enseignements et les expériences que des hommes de cœur et

de science ont mis au service de la lutte contre la dépopulation en France. -

Nous n’avons pas la prétention de créer une œuvre originale, la question de l’assistance et de la protection infantile a été et est de pots en plus étudiée.

Mais nous pensons qu’on ne doit cesser d'utiliser les arguments et les faits, même les plus anciens et les plus connus. C’est par leur répétition qu’on en pénétrera tous les esprits, et, si nous avons pu apporter une aide, serait-elle des plus modestes, à la diffusion de ces idées qui nous sont chères, nous estimerons que notre travail n'aura pas été inutile.

RATIAUNE, 7

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