ELLE A PAR CONTRE COMME INCONVÉNIENTS
— Lorsqu’elle est prophylactique : de devenir presque systématique et, de ce fait, ses indications ne sont plus valables. De très nombreuses primipares ont un périnée qui, fonctionnellement, accepte avec un minimum de délabrement, un accouchement et même plusieurs et qui, par la suite, n’ont pas à subir les effets d’une déficience périnéale.
La grande majorité des primipares sont des femmes qui ont entre dix-huit et vingt- cinq ans et qui possèdent, heureusement, une constitution périnéale suffisamment souple pour admettre le passage d’un premier enfant.
De plus, toujours dans le cadre de la prophylaxie, l’épisiotomie a pour inconvénients d’être bien souvent trop grande (comme il est dit classiquement de le faire), alors qu’un simple petit débridage de vulve aurait suffi largement au passage de la présentation (sans tiraillement excessif bien entendu).
— Lorsqu’elle est trop tardive : et il faut bien dire que ce cas arrive fréquemment : l’épisiotomie est faite, alors que le délabrement du périnée est déjà commencé dans la région centrale : on ne fait que surajouter une dissociation. supplémentaire dont la réparation sera très souvent inefficace. Latéralement, nous aurons la cicatrice d’épisiotomie dont les points de suture n’auront aucune attache solide dans la région médiane les éléments du noyau central du périnée étant déficients ou disloqués.
— Enfin d’une façon générale : elle a comme inconvénient majeur de sectionner par le travers des fibres musculaires de la partie interne du releveur de l’anus (faisceaux élévateurs). En effet, lorsqu'elle est pratiquée suivant la méthode classique, à savoir large et latéro-postérieure, elle passe obligatoirement à travers les faisceaux internes du releveur de l'anus.
Or ce muscle est très certainement le plus important du substratum périnéal. Du point de vue physiologique, la récupération fonctionnelle de fibres musculaires sectionnées par leur travers n’est jamais totale. Cela est capital et porte un grand préjudice à l’épisiotomie latéro-postérieure.
3. SA RÉFECTION Sa réfection pour terminer, par des points totaux ou par plans séparés, offrent quelques inconvénients, à savoir :
__ lors du lever précoce, la cicatrice est tiraillée par les mouvements du membre homonyme;
— d'autre part, les deux surfaces cruentées ont
tendance à s’écarter l’une de l’autre par rétraction des
tissus et aucun élément de soutien ne peut être envisagé.
II — L'EPISIOTOMIE MEDIANE POSTERIEURE
Elle à les mêmes avantages que la latéro-postérieure. Cependant elle ne peut être prophylactique car elle empêcherait l’hyperfiexion RES de la présentation.
Comme inconvénients, il en est un qui est majeur : à savoir le risque de propagation au sphincter anal et à la muqueuse rectale lors d’une poussée intempestive de la parturiente ou bien souvent lors d’un déblocage brutal de la tête du fœtus en cas d'application du forceps.
Pour éviter une telle éventualité, on propose l’incision en « L » qui à son tour a pour inconvénient de sectionner des faisceaux du releveur de l'anus.
La réfection de la médiane postérieure est cependant plus facile, les surfaces cruentées mieux coadaptées et non tiraillées par le lever précoce.
L’épisiotomie est née, comme nous l’avons dit précédemment, des causes et des inconvénients de la déchirure périnéale; nous allons les étudier successivement.