DE LA PROTHÈSE TARDIVE DU MAXILLAIRE INFÉRIEUR
La prothèse tardive est celle qui a pour but de remédier, après l'opération, aux déformations et aux troubles fonctionnels consécutifs aux résections du maxillaire.
M. Martin entend sous ce nom la prothèse appliquée après rétraction cicatricielle complète, tandis qu’il réserve le nom de prothèse médiate à celle qui est pratiquée très peu de temps après l'opération. Cette division ne repose sur aucune base sérieuse et il nous paraît préférable de. donner à toute prothèse après opération le nom de prothèse tardive, surtout que dans l’un et l’autre cas la conduite est à peu près la même.
Pour pratiquer la prothèse tardive du maxillaire inférieur, deux procétés sont aujourd’hui en présence : dans l’un, qui est celui suivi dans le plus grand nombre de cas jusque dans ces deniers temps, on laisse se faire la rétraction cicatricielle et, celle-ci une fois achevée, on applique un appareil prothétique; dans l’autre, au contraire, on intervient le plus tôt possible et, que ce soit peu de temps ou longtemps après l'opération que l'intervention se produise,
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on cherche à redresser les fragments restants, à les remet- .tre dans leur position normale et. on applique alors un appareil prothétique.
Le premier procédé était celui employé par Préterre qui s’est beaucoup occupé de ces restaurations. Par suite du déplacement des fragments entraînés par la rétraction cicatriciellé, les dents inférieures restantes ne correspondent plus avec les dents antagonistes de la mâchoire supérieure et viennent frapper dans un point plus ou moins éloigné de celles-ci; nous n’insisterons pas sur ce fait dont nous avons parlé en étudiant les accidents consécutifs à la résection du maxillaire inférieur. ; |
Préterre, laissant donc les choses en l'état, emboîtait les dents déviées dans un appareil portant à sa partie antérieure une rangée de dents articulées avec les dents de la mâchoire supérieure. +
Le second procédé est dû à M. Martin. Comme nous venons de le dire, il consiste, avant l’application de l'appareil, à redresser.les fragments, à les remettre dans leur position normale et à remplacer alors seulement les parties manquantes afin de donner au malade une arcade dentaire complète et rétablir autant que possible sa physionomie.
Cette dernière méthode est incontestablement la meilleure. Nous ne la connaissions pas encoré quand nous eûmes à faire un premier appareil de prothèse tardive (Observation III) ; malgré cela, nous avions essayé alors de redresser les fragments et nous avions obtenu un petit redressement, mais nous avons dû faire néanmoins une double