CONCLUSIONS
Pour conclure, si nous résumons notre travail et si nous comparons Ja prothèse immédiate avec la prothèse tardive, nous constatons que cette dernière, malgré les résultats obtenus avec le redressement des fragments, ne présente pas les avantages de la prothèse immédiate. Elle ne supprime pas les accidents qui suivent immédiatement
} # se | & l'opération et le malade se trouve alors dans de moins bon-
nes conditions de résistance pendant la cicatrisation. Les déformations cicatricielles s’accentuent et la prothèse tardive, même pratiquée peu de temps après l'opération, ne peut y remédier d’une façon aussi complète que la prothèse immédiate ; dans celle-ci l’on fait en quelque sorte de la prothèse préventive, en donnant un soutièn aux parties molles qui vont se rétracter sur une partie résistante semblable à celle disparue.
Sans doute, si, pour une raison ou pour une autre, la prothèse immédiate n’a pu être appliquée, la réparation tardive des désordres produits sera tout indiquée. Mais, malgré le résultat incomplet que, pour des causes différentes, nous avons obtenu dans nos deux cas, nous pensons que, si l'on a le choix, la prothèse immédiate devra être préférée.
Celle-ci étant pratiquée, on devra employer de préférence les appareils à irrigation de M. Martin.
TRS COTE
On devra attendre un temps assez long avant de poser un appareit définitif, suivant la règle établie par M. Martin.
Toutefois, il y a avantage, dès la cicatrisation bien achevée, à rendre l'appareil primitif mobile afin d'éviter les causes d’irritation que produit, en dépit des lavages antiseptiques, le séjour trop prolongé d'un appareil immobile dans une cavité comme la bouche exposée à mille causes d'infection.
Enfin, ainsi que le montrent nos observations I et II et l'observation VI, la prothèse immédiate peut très bien être employée dans les résections pour ablation de néoplasmes. Les appareils employés ne paraissent pas favoriser les
récidives et, si celles-ci se produisent, ils ne paraissent pas hâter leur apparition.
Vu : Le Président de la thèse, L. FARABEUF Vu : Le Doyen, BROUARDEL
Vu et permis d'imprimer :
Le Vice-Recteur de l’Académie de Paris, GRÉARD
D | Paris, — Impr. Paul Lemaire, 14, rue Séguier.