AVANT-PROPOS
Lorsque nous eûmes à choisir le sujet de notre thèse, nous fûmes assez embarrassé, sollicité que nous étions par quantité de sujets tous plus intéressants les uns que les autres sur les questions se rattachant aux affections de la bouche, cadre dans lequel nous devions choisir étant données nog études antérieures.
Mais, ayant eu récemment l'honneur de collaborer avec MM. les docteurs Michaux et Berger pour deux opérations de prothèse immédiate dans des résections du maxillaire inférieur, nous avons choisi ce sujet de préférence à tout autre. Il présentait en effet le mérite de l'actualité et nous donnait l’occasion de rassembler dans un même travail l’étude de quatre cas de résection du maxillaire inférieur traités par trois méthodes différentes au point de vue prothétique.
Il s’agit de cas absolument comparables puisque, chez les
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quatre malades, la résection comprenait la branche montante et la moitié de la branche horizontale de l’os et même, coïncidence curieuse, chez ces quatre malades, c’est la moitié droite du maxillaire qui à été enlevée.
Nous sommes donc assez bien placé pour formuler un avis en ce qui concerne le traitement des difformi és résul-tant de ces résections osseuses. C’est par la publication de faits de ce genre que l’on peut se rendre compte d’une méthode et se faire une opinion sur elle.
Nous avons donné très exactement l'observation de nos malades, indiquent les résultats obtenus chez chacun
d’eux et signalant les imperfections et les desiderata dans ces différents cas. Ce n’est qu'après avoir bien considéré
tous ces faits que nous avons posé nos conclusions.
Si notre thèse n’a qu'un mérite, elle aura celui de la sincérité; et, si ce sincère examen des faits peut rendre service à d’autres, nous serons très largement récompensé de notre peine.
. Arrivé à la fin de nos études médicales, nous ne pouvons nous empêcher de jeter un regard en arrière et de songer. au temps déjà éloigné où nous commençions celles-ci par l'étude de la prothèse dentaire comme modeste apprenti. Nous sommes heureux de rendre ici hommage à l'Ecole Dentaire de Paris et aux maîtres qui nous ont guidé lorsque nous acquérions l'instruction professionnelle indispensable à quiconque veut s’occuper d’art dentaire.
.… Entré à l'Ecole de Médecine où nous terminons nos études
ERONEE
aujourd’hui, nous sommes heureux d’ exprimer notre gratitude et notre reconnaissance à tous nos maîtres. Nous avons puisé la majeure partie de nos connaissances chirurgicales auprès de MM. les docteurs Léon Labbé et Michaux; qu'ils veuillent bien accepter nos sincères remerciements pour l'intérêt qu’ils ont bien voulu nous manifester en maintes OCCasions. |
Que M. le docteur Duguet recoive ici l'expression de notre reconnaissance pour les enseignements que nous avons puisés auprès d’un clinicien tel que lui et pour la sympathie qu’il nous à toujours témoignée. |
Adressons un souvenir de reconnaissance à la mémoire de notre maître ie docteur Aug. Ollivier récemment enlevé à l'affection de ses élèves.
Nous adressons également nos remerciements à nos autres maîtres dans les hôpitaux, MM. les docteurs Guyot, pas et M. le professeur Fournier.
M. le professeur Paul Berger, quoique nous n’ayons pas été son élève, a bien voulu nous faire l'honneur de nous demander notre collaboration dans une des observations qui font le sujet de cette thèse, nous lui en adressons nos vifs remerciements.
M. le docteur Claude Martin, par ses si remarquables travaux et son ingéniosité pratique a profondément modifié la prothèse de la face; nous lPavons toujours trouvé prêt à nous aider de ses conseils dans nos débuts dans cette prothèse immédiate qu’il a AU nous nous faisons un devoir de lui rendre publiquement hommage. -
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Nous ne pouvons oublier aujourd’hui l’homme qui durant tout le cours de nos études nous a aidé si puissamment de son savoir soutenu et encouragé sans cesse, le si regretté docteur Thomas. Il avait continué pour nous ce qu’il avait commencé pour notre frère aîné, si prématurément enlevé à l’affection des siens. Il s’est prodigué sans cesse avec une inaltérable bonté pour nous permettre d'entreprendre les études que nous terminons maintenant. Il n’est plus là pour recevoir l'expression de notre reconnaissance, mais nous dédions cette thèse à sa mémoire comme un témoignage de notre profonde affection.
Nous tenons aussi à adresser un témoignage de sympathie à nos confrères et amis MM. Godon et Dubois en souvenir des luttes soutenues en commun et des conseils que nous les avons toujours trouvé prêts à nous donner. Nous n’oublions pas non plus nos amis de la Revue Internationale d'Odontologie, notre confrère et premier maître M. le docteur Adam et nos camarades du début de nos études, nos amis Suchet et Maire.
Que les amis que nous avons fait durant nos études médicales reçoivent l'expression de notre sympathie et en particulier nos bons amis les docteurs Lefèvre, Mandelstamm et Kahn et M. Raoul Leroy, interne des asiles d’aliénés.
M. le professeur Farabeuf nous a fait le grand honneur d'accepter la présidence de notre thèse ; nous lui en sommes particulièrement reconnaissant et lui en adressons ici tous nos remerciements.