‹ Contribution à l'étude de la prothèse osseuse (Os décalcifiés, plombage, prothèse proprement dite)Chapitre 16 sur 18 · RUE · texte numérisé non relu

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la cavité glénoïde par des petits crampons vissés dans los.

L'appareil fut entièrement construit en vulcanite et en platine iridié, le caoutchouc étant rendu inaltérable par une immersion d’une heure dans l’eau bouillante, une heure dans la paraffine fondue et douze heures dans Veau phéniquée. L'appareil solidement fixé, la capsule articulaire fut refermée, ainsi que le périoste huméral par une suture au catgut ; les téguments furent rapprochés et suturés après drainage, enfin, on appliqua un pansement iodoformé ouaté compressif.

L'appareil fut très bien toléré : au bout de quelques jours la fièvre tombait et l’état général s’améliorait, le malade se promenait au douzième jour. Au bout d'un mois, il quittait l'hôpital. Depuis ce temps, cependant, il garde à la partie inférieure de la plaie un trajet fistuleux qu'aucun traitement n’a pu faire cicatriser. Aussi, nous ne saurions affimer avec Gluck, qu'un appareil prothétique aussi volamineux puisse suppléer définitivement à la perte de substance du squelette, mais, au bout de deux ans, nous avions acquis ce résultat, d'avoir chez notre malade, au prix d’une fistule permanente, conservé non seulement un bras, mais un bras pourvu de tous ses mouvements, du côté de l'articulation de l'épaule. Sans nous illusionner sur la valeur définitive de notre appareil nous avions conservé, sans aucun raccourcissement ou tassément du bras, la plus grande partie de notre périoste huméral, aussi, nous comptions beaucoup sur ce périoste pour avoir, en deux ans refait un humérus nouveau ou tout au moins une attelle os-

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seuse susceptible, par une opération ultérieure, d’être articulée avec la cavité glénoïde de l’omoplate.

Le 20 Juiliét 1895, deux ans et demi après l’intervention le malade revient nous voir pour la fistule qui Îe gène beaucoup. I à d’ailleurs repris son train de ,vie ordinaire, se porte fort bien, etexerce même le métier peu hygiénique dé garçon marchand de vins. Le catheterisme de cette fistule qui siège à la partie moÿenne dela face antérieure du bras, conduit sur l'extrémité inférieure de l'appareil, qui semble mobile. ES . Nous sectionnons la peau au niveau de ces fistules, de facon à arriver sur l'appareil , celui-ci est facilement mobilisé du moins à sa partie inférieure, par section des fils métalliques qui le fixent à l’ancien humérus. Le reste de l'appareil est enlevé par une traction assez énergique, les bourgeons charnus sont grattés à la curette, Au dessous d’eux, on trouve une attelle osseuse, en forme de gouttière, représentant lhumérus nouveau. Cet os est en continuité avec l’humérus ancien. La plaie est comblée par un tamponnement à la gaze iodoformée.

Guérison par bourgeonnement, en deux mois et demi.

Depuis, le malade se sert fort bien de son bras, et il n’en souffre pas, sa santé est excellente et dernièrement à l’Académie le malade a été présenté : Il soulève jacilement, de son bras malade un poidsde cent kilogrammes.

La radiograpnie a été obtenue par le tube focus, favec une pose d’une heure. On voit nettement sur la radiographie une portion osseuse de nouvelle formation, à tissu osseux irrégulier, longue de douze à quinze centimètres et qui continue parfaitement l'os ancien qu'il est facile de

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