‹ Contribution à l'étude de la prothèse osseuse (Os décalcifiés, plombage, prothèse proprement dite)Chapitre 5 sur 18 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

Les nombreux travaux qui ont eu pour objet la greffe osseuse, décrits d’une facon remarquable dans la thèse inaugurable du docteur Buscarlet, ont fixé depuis longtemps les chirurgiens sur la valeur de ce procédé dont les résultats ont été remärquables entre les mains de Mac Ewen, Ollier, Poncet, etc... Malheureusementce procédé est d'une application souvent difficile, et dans la thèse précitée, l’auteur concluait que dans la majorité, des cas, l’os décalcifié méritait la préférence de l’opérateur au moins par la simplicité de son emploi et la commodité de sa conservation indéfinie dans un milieu aseptique, ce qui permet d’en avoir toujours sous la main comme un fil à sutures.

La difficuté d’adapter des fragments un peu volumineux © vs décalcifié dans des pertes de substance anfractueuses a fait naître une autre méthode, le plombage. Malheureusement, ce plombage ne put pendant longtemps être pratiqué avec des matériaux resorbables, aussi la plupart des chirurgiens hésitèrent-ils à abandonner dans la profondeur des corps étrangers dont la tolérance et l’innocuité étaient une question d’asepsie. et de hasard.

Enfin nous rapprocherons de ces procédés la prothèse osseusse proprement dite, bien peu employée, abandonnée à des dentistes malgré les travaux de Gluck. Les résultats obtenus par M. Péan sont venus encourager une tentative en France; plus tard, peut être nous sera-t-il permis de voir les procédés perfectionnés donner les meilleurs résultats.

Nous avons été à même pendant notre année d'internat à l’hôpital International, de voir employer fréquemment l'implantation d'os décalcifié et le. plombage : la radiographie des deux cas que nous retenons seulement nous a renseigné sur l'état des os quelques mois après l'intervention. Quand à la prothèse nous ne ferons que rappeler le malade présenté en 1894 à l'Académie en attendant que d’autres résultats de cette méthode lui donnent une consécration définitive.

Nous sommes heureux de profiter de l'occasion qui s'offre à nous de remercier nos maitres des hôpitaux : M. le Professeur Tillaux (1890), docteur de Beurmann Externat 1891), docteur Péan (Externat 1882), docteur Roques (Externat 1893), docteur, Brault (4894), docteur Péan (Internat de l'Hôpital International 1895), de l’enseignement qu'ils ont bien voulu nous prodiguer si généreusement.

Nos remerciements au docteur Delaunay Chef de Clinique à l'Hôpital International, au docteur Mergier, préparateur de physique de la Faculté de médecine qui a bien voulu se mettre à notre disposition pour nos photographie aux rayons X de Rœntgen et à M. Michaels qui nous a communiqué ses modes de préparation des substances et des appareils prothétiques.

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