OBSERVATION N° VII
Le 13 février le malade A. $S..… visite un cargo en provenance du Brésil où il y avait eu une mortalité excessive de perroquets durant la traversée d’un mois erviron. Sur les 375 perroquets présents au départ, où ne comptait plus que 18 vivants à l’arrivée du carso au Havre. Le malade avait examiné les perroquets vivants et avait fait le jour même et les jours suivants l’autopsie des perroquets qui mouraïient les uns
après les autres à raison de un à deux par jour. Le
CSA
24 février, donc 11 jours après le premier contact avec le» perroquets, le malade est pris brusquement au début de l’après-midi de malaise général, de frissons et de courbature ; il n’a jamais eu de céphalée. La température était le soir de 38°, le poul à 120.
Le malade pensait avoir la grippe; continue ses occupations l’après-midi, dîne comme d’habitude, mais dort mal la nuit.
Le lendemain matin, le 25 février, les mêmes symptômes persistent ; la température est de 38°2, le pouls est à 120. Le malade continue ses occupations jusqu’à midi où le malaiïse et les frissons augmentent, la température s'élève à 39° et le pouls à 130. Le soir la température est à 39°5, les urines deviennent rougeâtres, peu abondantes. En même temps apparaissent des vomissements alimentaires et bilieux incoercibles.
Tous ces symptômes d'infection générale persistent, semblables, pendant encore 2 jours. Le 28 février deux foyers de congestion pulmonaire apparaïssent: gros foyer à gauche, petit foyer au sommet droit. Les sigres physiques sont très nets et étendus à gauthe, peu marqués à droite. Les symptômes fonctionnels sont peu intenses: petite toux sans expectoratior ; legere dyspnée. Les signes généraux s’aggravent : la tem: pérature est à 40°5, l’oligurie est manifeste ct on note une albuminurie légère.
Le 9 mars il y a une amélioration ; la fièvre tombe à 38°9 et deux jours plus tard, le 11 mars au matin, la défervescence est brusque. Les signes pulmonaires sont peu marqués, et au bout de quelques jours l’auscultation ne décèle plus rien.