‹ Contribution à l'étude de la PsittacoseChapitre 28 sur 33 · PRONOSTIC · texte numérisé non relu

PRONOSTIC

Le pronostic de la spittacose est grave. Morange dans sa thèse, en 1895, rapportait 42 cas avec 14 mortels (33 % de mortalité). Millienne rapporte une nouvelle statistique de 5 ans (1892-1896) avec 59 cas et 22 morts (37 % de mortalité). En ce qui concerne l’épidémie récente (1929-1930), les malades ont succombé dans la proportion de 1 sur 3 environ. D’autre part, d'après des renseignements non-officiels (les statistiques officielles manquent encore), la mortalité semblerait pouvoir atteindre jusqu’à 45 %.

Les causes prépondérantes de la gravité de cette maladie sont l’âge du malade et, surtout les complications dont la pneumonie (qui est plutôt un symptôme qu’une complication) est la plus importante. Au moment de l’apparition de cette complication, la temrérature s’élève, la dyspnée est plus ou moins intense, et le plus souvent le malade succombe par le fait de l’adynamie cardiaque et de l’asphyxie.

D’après le Professeur Fritz Meyer, de Berlin, cette gravité dépendrait davantage du degré de l’infection que de celui de l’affection pulmonaire.

A l’autopsie on trouve des lésions de pneumonie grippale, des altérations de la paroi abdominale, hémorragies, dégénérescence des fibres musculaires. On constate également une augmentation du foie, de la rate, des deux reins, spécialement de la corticale.

Page 1