PROPHYLAXIE
Comme moyens prophylactiques par rapport à l’introduction ainsi qu’à la propagation de la psittacose, on pourrait mettre en ligne de compte: la déclaration iuternationale obligatoire; l'interdiction d’exportation pendant la durée d’une épidémie dans le territoire exportateur ; le règlement du transport par voie de mer des perroquets ; la surveillance exercée sur la contrebande des perroquets ainsi que de leur colportage ; la mise en observation des perroquets par des spécialistes qui seraient en même temps chargés de les traiter, et de mettre scientifiquement en valeur les observations obtenues ; l’enlèvement systématique des oiseaux morts, et la désinfection de leurs cages, etc.
L’ Allemagne à interdit toute importation de perroquets ; la Suisse et la France l’ont suivie dans cette mesure prophylactique. En Angleterre on avait propesé une quarantaine, mais il paraît que celle-ci doit être de longue durée si on veut qu’elle soit efficace. Dans une épidémie domiciliaire, atteignant deux perscnnes, à la fin de décembre, les perroquets avaient été achetés en septembre, et le marchand déclara qu’il en avait pris livraison au mois de juillet. Ceci donne à penser que les perroquets peuvent prendre la maladie dans ce pays même — ce qui ne laisse pas d’être in-
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quiétant (D' Robert Hutchinson, The British med. journal I-2-1930).
Pour ce qui à trait à la prophylaxie individuelle, on pourrait se borner à deux indications fondamentales: 1° la propagation parmi le public de tous les renseignements utiles et 2° pour les particuliers de ne pas acheter des perroquets. M. le D' H. Bouquet, dans son article publié dans le € Temps » le 6 Février 1930, ajoute ce qui suit et que nous nous permettons de reproduire textuellement: « Cependant, comme il est des gens qui aiment ces bêtes-là, ordinairement, nous devons l’avouer, très ornementales, on peut les laisser faire afin de respecter leur liberté. Toutefois, il convient de leur apprendre qu’il ne faut pas se laisser aller avec elles, à trop de familiarités. Nourrir de bouche à bec le & coco à la mémère » est évidemment une façon de faire qui s’avère pleine de périls, ceci d’autant plus que la psittacose n’est probablement pas la seule maladie que l’on s'expose à contracter au cours, de ces expansions. Embrassez-les aussi le moins possible, et même ne les caressez qu'avec discrétion. Contentez-vous de les regarder, car ces oiseaux ont des couleurs éclatantes et superbes, amusez-vous de leurs contorsions de gymnasiarques emplumés, car, au point de vue acrobatique, ils sont remarquables. Et puis, il vous restera encore le plaisir d'entendre leur harmonieux ramage. On se demande vraiment ce que vous pouvez désirer de plus ».
La possibilité de la contagion d’homme à homme
doit susciter des doutes quant aux déclarations émanant en partie des milieux officiels, en partie des intéressés, qu’un contact intime avec des perroquets serait nécessaire. Une conception semblable mènerait à la conclusion dangereuse que, pour la prophylaxie, il suffirait d’éviter le contact intime avec les animaux.
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