DRE
l’état pulmonaire. Au début apparaissent des symptômes d’une légère bronchite non localisée d’une façon définie. Cette bronchite, au bout de quelques jours est suivie d’une condensation étendue qui devient manifeste à la percussion et à l’auscultation. La résolution arrive vite et elle est complète dans les cas favorables. Bien que la toux est fréquente et, par moments, incessante, elle n’est jamais pénible; l’expectoration est rare et, fréquemment absente. La respiration n’est pas accélérée, à moins que la zone intéressée du poumon ne soit pas très étendue.
Le diagnostic de la grippe se pose souvent en présence de la psittacose à cause du début analogue et de l’importance des troubles respiratoires semblables. Mais le catarrhe oculo-nasal manque dans la psittacose et l’auscultation, muette dans la grippe, révèle au contraire dans la psittacose un bloc de condensation pulmonaire. D’ailleurs l’évolution n’est pas la même et la convalescence après la psittacose est en général longue et pénible.
Le diagnostic de la psittacose peut être rendu encore plus difficile soit par la coexistence d’une autre affection, soit par une forme anormale qui lui donnent une ressemblance assez étroite avec une autre affection. Dans ces cas le diagnostic est tout à fait impossible, à moins de pouvoir établir l’historique d'un contact avec des oiseaux malades. :