‹ Contribution à l'étude de la PsittacoseChapitre 9 sur 33 · RON EE · texte numérisé non relu

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le plus. L’omithologue allemand ‘très connu à son époque, Carl Russ, rapporte en 1877 que, sur les 800 à 1.000 perroquets importés chaque année, au moins 606 à 750 mouraient. Quelques années plus tard, alors que l'importation de ces oiseaux avait considérablement augmentée du fait qu’ils étaient demandés comme étant les meilleurs ( parleurs », un oiseleur berlinois estimait que le nombre des survivants atteignait (à peine 5 % ». Max Wolff qui, à l'institut de Virchow, a été le premier à faire des recherches systématiques pour découvrir les causes de cette mortalité intensive et les a publiées en 1883, attribue en premier lieu aux conditions « anti-hygiéniques » réenant sur les bateaux le fait que les jeunes oiseaux arrachés à leur nid et élevés par les indigènes, soient atteints d’une & mycose » aussi dévastatrice. Avec la sympathie d’un véritable ami des animaux, il dit «que communément, ces oiseaux sont engouffrés dans des cages à raison de 100 têtes et plus, alors que, si l’on voulait tenir compte des principes d'hygiène, on devrait à peine y mettre une vingtaine. Les animaux y sont entassés l’un sur l’autre sans pouvoir jamais se mouvoir librement pendant la traversée. La nourriture, maïs ou biscuits secs, souvent gâtés, est jetée dans les cages, et les déchets noircis ne sont jamais eclevés. L’on ne donne point d’eau fraîche aux oiseaux ; ils n’ont, pour boire, que de l’eau croupie, ou pas d’eau du tout. Les cages ne sont jamais nettoyées ; la fiente finit par former des couches épaisses, et les oiseaux souvent par manque de nourriture, dé-

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vorent leurs propres déjections. Ils s’y habituent à un tel point que, une fois débarqués et vivant dans des conditions plus normales, ils recherchent plus volontiers leurs déjections que le maïs ou le chènevis qu’on leur donne. L’on peut d’ailleurs se rendre aisément compte de l’état impardonnable dans lequel arrivent les cages au débarquement à Hambourg. La puanteur quelles répandent est insupportable, En outre, il y à une cause essentielle qui contribue à ce que chaque année des centaines de perroquets périssent. En effet, depuis plusieurs années, les compagnies de navigation exigent un frêt assez élevé pour le transport des perroquets gris, en conséquence de quoi, ils font l’objet d’une ‘contrebande. Alors que, précédemment, les oiseaux étaient transportés dans des endroits bien aérés, à l’heure actuelle, pour économiser le frêt, l’équipage les introduit subrepticement dans la cale puante du navire. Souvent aussi, les oiseaux demeurent dans l’entrepont, cachés dans les étroites cabines des marins, privés d’air et de lumière pendant toute la traversée qui, en mettant les choses au mieux, dure au moins de 12 à 14 jours ».

Des abus aussi flagrants ne sont plus d'actualité. Ceci a été affirmé de la façon la plus catégorique par deux éminents spécialistes: MM. Karl Neunzig, l’éditeur du périodique: « Le monde Aïlé », et son fils, l’ornitologue Rudolf Neunzig : ainsi que le prouve K. Neunzig dans son travail: « L'élevage et les soins à donner aux oiseaux », les grandes firmes d’importation allemandes (jusqu’à la guerre, l’Allemagne

était le marché central. pour le commerce des animaux étrangers), ont organisé le transport par voie de mer d’impeccable façon. En effet,-leur propre intérêt leur impose de ménager le plus possible le précieux chargement, afin de pouvoir l’offrir aux grossistes et aux jardins zoologiques dans un état parfait. Par conséquent, les perroquets sont transportés, soit seuls, soit en nombre très restreint dans des cagesacrées, autant que possible sur le pont; on les confie à des indigènes compétents ou à des gardiens. Les animaux qui, tels que les perroquets gris, s’achètent de première main et à des prix relativement élevés et sont, en outre, assez délicats, reçoivent des soins tout particuliers. Beaucoup de grossistes n’achètent que les perroquets qu’on à transportés à raison de cinq, tout au plus de dix, dans la même cage. D’autre part, il y à des importateurs, dont les clients ont une moindre importance, capables seulement d’achats restreints à des prix inférieurs, et obligés d’écouler rapidement leurs stocks. Ces importateurs-là, même au risque de pertes considérables, cherchent souvent à réduire le plus possible les frais de transport en enfermant dans une même cage 50 oiseaux, ou davantage. Ils arrivent, évidemment, dans un état de grand affaiblissement, souvent malades. Nous n’avons pas de données sur le nombre d'oiseaux morts en cours de route; peut-être pourrait-on se les procurer avec quelque exactitude en se renseignant auprès des compagnies d'assurances. M. Rudolf Neunzig estime à environ 10 % le nombre des oiseaux périssant après le

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