‹ Contribution à l'étude de la PsôïteChapitre 17 sur 26 · O0 EE · texte numérisé non relu

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Antécédents personnels : Une ffèvre typhoïde en 1885. jette maladie s'était compliquée d’une phlébite du membre inférieur droit qui avait duré5 semaines, laissant après elle un peu de faiblesse dans le membre atteint.

Début : Il y a 3 semaines, le malade commença à souffrir dans l’aine droite; la douleur était augmentée par la pression,etlesmouvements d'extension forcés de la cuisse sur le bassin étaient particulièrement douloureux. Peu à peu la douleur et Pimpotence continuant à augmenter, le malade se présenta à l'hôpital et fut d’abord admis dans un service de médecin où l’on porta provisoirement le diagnostic de . névralgie du nerf crural. Un examen plus approfondi conduisit au diagnostic exact, et l’on fit entrer le malade salle St-Eucher. À son entrée dans le service, on constate un état général grave avec fièvre. L'extension de la cuisse sur le bassin est impossible. La pression dans la fosse iliaque droite révèle des douleurs vives et l’on sentun empâtement profond dans cette région. La paroi abdominale au niveau de la fosse iliaque est œdémateuse et légèrement indurée jusqu’à deux travers de doigt au-dessous de l’arcade crurale sous forme d’un bourrelet oblique parallèle à l’arcade. Œdème du pied droit et du scrotum. Le malade se plaint de transpirer pendant la nuit; diarrhée assez abondante depuis quelques jours. Pas de frisson malgré la température élevée du soir.

27 juillet : M. Gangolphe chef de service se décida aussitôt à pratiquer la pohction exploratrice et évacuatrice à la fois ; la ponction fut faite avec le trocart de l'appareil Polain, dans la fosse iliaque droite, un peu en dedans de lépine iliaque antéro-supérieure; bien en dehors par conséquent de la zône dangereuse (cœæcum, vaisseaux, etc.). On relire par l'aspiration environ 300 grammes de pus lié, non grumeleux.

30 juillet : Le malade a été amélioré par la ponction, il souffre moins, la température qui était de 406 la veille, est tombée à 380. Cependant la cuisse est toujours dans la flexion et l’adduction.

31 juillet : Température matin :38.

— soir : 38.6.

4er août : Température matin : 38.5.

— — soir : 40.4,

2 août : Augmentation de tous les symptômes précédents. La température tendant à remonter et bien convaincue de l'impossibilité d'obtenir quelques résultats sans une ouverture large du foyer pathologique, M. Gangolphe se décide à intervenir plus radicalement en pratiquant une trépanation du bassin dans le point correspondant à la déclivité maxima du canal iliaque.

Il détermine ce point approximativement sur un squelette et pratiqua sur un cadavre cette opération. La facilité du manuel opératoire, la certitude de son immunité, mise en regard avec les immenses avantages que l’on pouvait retirer d’un drainage parfait légitimérent à ses yeux une pareille intervention. L'état général du malade était si mauvais que l’on ne fit qu'une anesthésie sommaire avec l’éther.

M. Gangolphe fait d’abord une incision à un travers de doigt au-dessus et un peu en dedans de l’épine iliaque antéro-supérieure, parallèlement à Parcade de Fallope, La ligne d’incision disperse un peu la partie moyenne de celle-ci. La peau, le tissu cellulaire sous-cutané, l’aponévrose du petit oblique, sont sectionnés, et les bords du muscle petit, oblique et transverse relevés en parhaut. L'exploration faite avec la sonde cannelée au voisinage de l'épine iliaque loin des vaisseaux et du côté de la face

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