‹ Contribution à l'étude de la PsôïteChapitre 18 sur 26 · LUS · texte numérisé non relu

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interne de la fosse iliaque permet de traverser une couche assez épaisse de tissu induré et d'arriver enfin dans le foyer purulent. Rapidement agrandie l'ouverture donne issue à un jet de pus qui passant par dessus l'épaule de l'opérateur alla inonder un assistant.

Le doigt introduit dans le bassin permet de reconnaître la fonte complète du psoas iliaque.

Un tampon de gaz iodoformée fut placé dans le fond de la plaie et le malade fut incliné sur le côté gauche.

Alors, à 3 travers de doigt au-dessous du point le plus élevé de la crête iliaque et à 6 ou 7 centimètres en arrière de l’épine iliaque antéro-supérieure, incision de 7 à 8 centimètres dirigée parallèlement à la direction des fibres du grand fessier. La peau, le tissu cellulo-adipeux furent sectionnés et les masses musculaires écartées avec la sonde cannelée. Pour avoir plus de jour,knouvelle incision purement cutanée, perpendiculaire à la première et longue de 5 à 6 centimètres.

Il devient alors très facile de faire récliner les deux lignes de la plaie à l’aide d’écarteurs profonds ; et de mettre à découvert la fosse externe de l’os iliaque. Le périoste est incisé crucialement et décollé sur l’étendue d’une pièce de deux francs.

L’os est alors trépané à l’aide de la gouge et du maillet. Un large drain est placé au bout de la plaie.

15 août. La température n’est pas remontée à 400; mais elle oscille entre 38 et 39%, Le malade est pansé à peu près chaque jour, à cause de l'abondance de la suppuration ; au début, à cause du mauvais état général on ne faisait des injections qu'avec la solution de sublimé à 1/6000. Plus tard on fil usage d’une solution un peu plus forte. Malheureusement l'élat général s’aggrava. Perte del’appétit, petits

frissons, persistance de la diarrhée, de l’œdème des bourses et du pied droit, ainsi que de la flexion de la cuisse sur le bassin.

2? août. La cachexie s’accentue de plus en plus. L’apyrexie devient presque complète, commencement d’escarre au saerum. Mort. L’autopsie est faite 30 heures après la mort.

On constate le long du nerf crural, en avant du muscle pectiné et obturateur externe de petites collections purulentes, disséminées çà et là. L’articulation de la hanche est envahie, la capsule est détruite en avant, si bien que la tête femorale peut sortir facilement, mais c'est sur un trajet extrêmement fin que cette communication de l’articulation s’est établie avec le foyer iliaque.

Sous l’arcade crurale, le V fémoral contient un long caillot blanchâtre, fibreux, stratifié.

La cavité principale dans laquelle convergent tous les drains est tapissée par une membrane granuleuse d'aspect rosé. Elle ne contient pas de liquide. Le péritoine au voisinage du foyer est épaissi, un peu rougeûtre, mais il n’y à pas une goutte de liquide dans le petit bassin. Pas d’adhérences viscérales,

Le pus dans la fosse iliaque avait suivi-en haut le psoas et était presque remonté sous les arcades du diaphragme.

A ce niveau entre le rein etla colonne, ce diverticule purulent ne contient plus à la place du psoas qu'un détritus purulent.

Rachis sain, reins et uretere indemnes.

Rien de particulier du côté de Pappareil digestif et de la cage thoracique.

M. Gangolphe malgré le peu de résistance de son malade pense que la trépanation du bassin pratiquée hâtivement aurait pu être suivie de succes.

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