OBSERVATION XV
Psoîte traumatique.— Ouverture du foyer. — Guérison.
Le 3 janvier 1893, entrait à la Pitié dans le service de M. Labbé, le nommé R..., manœuvre, qui, dans une risque, avait reçu un coup de pied dans la région inguinale droite.
La douleur très vive s'était d’abord calmée, puis était réapparue au bout de deux jours. La cuisse droite était fléchie sur le bassin; et en rotation externe. La vessie était distendue et il y avait rétention d’urine.
Réaction fébrile assez vive ; température 38,1/2.
Au bout de deux ou trois jours, les flexions de la cuisse augmentent etilest facile de constater alors un empâtement profond de la région.
Le 20 janvier, une tumeur fluctuante se dessine vers la partie supéro-interne de la cuisse; elle se prolonge dans le triangle inguinal; s'enfonce sous l’arcade crurale et communique avec une collection semblable de la fosse iliaque.
La température oscille entre 37° le matin et 390 le soir.
M. Anger remplaçant M. Labbé, décide alors d'intervenir et fait une large incision verticale en dehous des vaisseaux fémoraux, immédiatement au-dessus de l’arcade fémorale. Le doigt introduit dans la plaie,pénètre dans l’intérieur du muscle psoas iliaque transformé en une véritable poche purulente.
Les jours suivants la cuisse revint dans l'extension,
(4) Th. Roy, Paris 1893. Psoïtes traumatiques.
DER r Au bout d’un mois et demi le malade partait complète ment guéri.