‹ Contribution à l'étude de la Pyélonéphrite Bacillaire chez les BovidésChapitre 4 sur 11 · EL | WE · texte numérisé non relu

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dant il peut arriver que l’on rencontre une vessie saine.

L'exploration rectale permet de constater des modifications des uretères et du rein. Les uretères peuvent être anormalement distendus, atteindre le volume du pouce, quelquefois même la grosseur du bras d’un enfant. L’uretère est dilaté par un liquide ou bien il donne une sensation de résistance anormale. Il peut être cylindrique, moniliforme, rectiligne ou serpentant sous la voûte lombaire. Les reins peuvent être anormaux, tuméfiés, volumineux. Ils sont quelquefois noyés dans une sphère œdémateuse ou hémorragique. Le rein gauche est généralement sain ou peu altéré.

Comlications

La maladie, au cours de son évolution, peut se compliquer de périnéphrite, d’hémorragie rénale, de rétention complète de l’urine.

La périnéphrite. — Elle se traduit par une inflammation phlegmoneuse du tissu conjonctif périrénal. Dans cette forme spéciale on voit l’œdème envahir tout le flanc droit, gagner la cavité pelvienne et même apparaître au niveau de la vulve ou de l’anus. Cet état est d’une gravité exceptionnelle.

L'hémorragie rénale. — Elle survient par gangrène locale et elle intéresse la tunique fibreuse et la substance corticale du rein. Si l’hémorragie est abondante, on observe un pouls petit avec accélération de la circulation et de la respiration et la pâleur de toutes les muqueuses.

ra, due

La rétention complète de l’urine. — Elle se produit quand il y a obstruction des deux uretères, on note de l’urémie et la mort survient alors rapidement.

Evolution de la maladie. — En principe, sous la forme chronique, elle a une allure très lente ; elle évolue en deux, trois, quatre ou cinq mois (Gillot- Lucet-Hess). Les symptômes s’accusent de plus en plus, l’état général devient très mauvais, les coliques reviennent fréquemment et les saignées successives avec la perte de l’appétit amènent un amaigrissement progressif, le marasme, et les animaux meurent de cachexie et d’épuisement. Ernst prétend que, dans certains cas, il y a mort des bactéries, concrétion des parties collectées et guérison. Ceci serait très rare.

Diagnostic

Le diagnostic est impossible à la période des troubles vagues. On se basera sur l’amaigrissement, la fréquence des mictions et la douleur qui les accompagne. On tiendra compte surtout des commémoratifs ; dans la plupart des cas, les symptômes sont observés peu de temps après le part, chez les vaches qui ont présenté quelque accident consécutif, tels que la rétention du placenta, des traumatismes du vagin, etc..., et de l’examen de l’urine qui contient des cristaux de phosphate tribasique de chaux et des flocons blanc sale de mucus.

En dehors de ces signes, il est bon de se renseigner par l'exploration rectale ou vaginale.

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