‹ Contribution à l'étude de la pyélonéphrite dite "gravido-toxique"Chapitre 35 sur 67 · JOUR · texte numérisé non relu

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tique. L'état de la malade fut assez grave pour faire envisager une interruption au 72 mois de la gestation. Celle-cz se termina spontanément un mois plus tard par un accouchement prématuré.

Dans cette observation, comme dans une des nôtres, non seulement il n’y eut pas d’élévation thermique pendant toute la durée du syndrome toxique, mais 1l y eut même pendant un certain temps de lhypothernue. Cette hypothermie, qui apparaît en général après un temps assez long d'évolution de la maladie, qui peut être transitoire ou persister quelques jours après l'évacuation de l’utérus, semble devoir être mise sur le compte de la rétention azotée dont elle est un des symptômes (LemrEeRRE). Rappelons à ce propos l’observation de Le Lorter (1) concernant « l’évolution apyrétique d’une septicémie puerpérale mortelle chez une grande azotémique », qui confirme pleinement les faits observés en dehors de la puerpéralité par LEMIERRE sur l’évolution paradoxale de la température chez les azotémiques au cours des maladies fébriles.

b) Pouls. —— Le pouls est accéléré dès le début de la maladie. Tant qu'il ne s’agit que de phénomènes infectieux, il reste en rapport avec la température, s’accélérant au moment des cerises de rétention pyélique et des poussées thermiques.

Ultérieurement, il reste rapide et petit et coïncide avec une tension artérielle basse : il continue à osciller entre 100 et 120, même si la fièvre vient à tomber ou à diminuer : on voit alors la courbe du pouls se séparer nettement de la courbe thermique.

Cette dissociation du pouls et de la température évoque de suite l’idée d’une toxémie gravidique, car elle ressemble étrangement à l’accélération constante du pouls au cours des vomissements graves, accélération sur les caractères de

(4) Le Lorrer. — Bull. Soc. d'Obst. et de Gyn., 1931, p. 32.

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