TRAITEMENT
«€ L’interruption de la gestation est le traitement rationnel des formes graves de pvyélite gravido-toxique », a écrit le professeur FrunixsHozz. Cette aflirmation découle de Pétude des caractères étiologiques, cliniques et évolutifs de cette affection.
Une telle méthode thérapeutique purement obstétricale peut apparaître au premier abord comme un recul sur les progrès qui ont été réalisés dans le traitement des pyélonéphrites, surtout depuis lintroduetion dans la pratique courante des méthodes urologiques, essentiellement le dramage et le lavage du bassinet par cathétérisme urétéral.
Pour saisir la légitimité de cette intervention, 1l faut chercher à analyser les faits qui ont conduit le professeur Fru- HINSHOEZ, et tous les auteurs qui ont observé des cas analogues aux siens, à précomser l'interruption artifrcielle de la gestation. |
Dans la majorité des eas, on se trouve d’abord en présence de symptômes de pyélonéphrite banale. Chez une femme enceinte, on institue le traitement médical habituel, avec régime approprié et emploi d’antiseptiques urmaires. Parfois cette thérapeutique est complétée par lemplor de vaccins (auto ou stoek-vaccins), de Bactértophages, ou de la sérothérapie (sérum anticolibacillarre de Vincent).
Contrairement à ce qu'on observe habituellement dans les pyélonéphrites gravidiques, ee traitement médieal échoue = où tout au moins il n’a aucune influence sur l'apparition ou l’évolution de l’amaigrissement, de l’anémie, des vomissements et des symtpômes d’atteinte rénale.
Après l’échec du traitement médical, et en particuher, dans les cas où une réaction fébrile élevée avec oligurie fait penser à la possibilité d’une rétention pyélique, on institue le traitement urologique : distensions vésicales, et surtout cathétérisme urétéral avee lavages du bassinet et au besoin sonde à demeure.
Parfois ce traitement permet d’évacuer une rétention pyélique modérée et fait tomber la fièvre, mais cette amélioration reste transitoire.
Dans d’autres cas, il ne révèle aucune rétention pyéhique et n’a aucune influence sur la marche de la maladie. Même s’il y a eu amélioration passagère, celle-ci ne concerne que les symptômes urinaires infectieux proprement dits : fièvre, douleurs lombaires, oligurie par rétention pyélique. Les symptômes dits toxiques persistent sans modifications, et l’état général de la malade continue à s’aggraver.
Dans ces conditions, étant donné l’échec des traitements médicaux et urologiques, appliqués correctement pendant un temps suflisamment long, on est conduit à envisager Pévacuation de l'utérus gravide, non pas pour favoriser le drainage d’un bassinet en état de rétention, mais bien parce que seule l’interruption de la gestation est capable de faire disparaître les symptômes dits « toxiques ».
Il ÿ a dans ce fait d'observation clinique une analogie
frappante avec ce qui se passe dans les vomissements graves. Comme Merzcer le fait remarquer (alors que dans la plupart des maladies infectieuses, l'acte obstétrical (avortement ou accouchement à terme ou non, provoqué ou naturel) est le plus souvent une complication grave, souvent mortelle, il en est tout autrement, dans ces cas de pyélonéphrite ». «€ La cessation brusque de tous les accidents à la suite de l'avortement thérapeutique permet de supposer que, malgré les phénomènes fébriles, on a plutôt affaire à une intoxication gravidique qu’à une infection ».
En envisageant ainsi le rôle de l'interruption artificielle
de la gestation, on est amené à rejeter, dans ces formes cliniques, la néphrostomie. Celle-ci n’est indiquée que dans deux circonstances :
19 Rétention pyélique ayant résisté au cathétérisme urétéral ou quand celui-ei a été impossible à ES :
29 Pyonéphrose avec gros rein.
Si, devant l’échec du traitement urologique, on a pu un moment envisager une néphrostomie, l'absence de rétention pyélique, révélée par le cathétérisme, et l'absence de tuméfaction rénale, devront faire éliminer lemploi de cette méthode qui n'aurait pas d'influence heureuse sur l’évolution de la maladie.