‹ Contribution à l'étude de la pyélonéphrite gravidique et de son traitement en particulier par le sérum anticolibacillaireChapitre 17 sur 38 · IMPORTANCE RELATIVE DE CES VOIES · texte numérisé non relu

IMPORTANCE RELATIVE DE CES VOIES

Les voies ascendante et directe sont exceptionnelles. La voie lymphatique n’est qu'un stade des voies urétérale ou sanguine. ,

La voie descendante ou sanguine elle, est la seule empruntée dans l'infection colibacillaire des voies urinaires supérieures chez la femme enceinte, La clinique, qui met en évidence à la période pré-suppurative la septicémie colibacillaire, suffit à le

démontrer.

Causes qui favorisent la persistance du colibacille

dans les voies urinaires supérieures.

Pourquoi dans certains cas le microbe n'est-il pas purement et simplement éliminé sans provoquer de lésions ? Cela est dû au bon état mécanique des

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voies urinaires. La colibacillurie est assez fréquente chez la femme enceinte (10 %, Falls; 9 sur 45, Dudgeon). La pyélonéphrite se verrait dans 0,7 % des cas environ (Latzko) mais, étant donné la fréquence des formes insidieuses, elle est certainement plus fréquente. « Les pyélonéphrites de la grossesse attirent tellement l'attention que, lorsqu'on parle de pyélonéphrite, c’est 9 fois sur 10, de pyélonéphrite de la grossesse qu'il s'agit. »

La grossesse crée des conditions favorables au développement des infections pyélorénales, et nous avons vu que le colibacille est en cause dans 90 % des cas. « L'histoire des pyélonéphrites gravidiques commence toujours et finit souvent avec la grossesse » (Legueu).

Pour certains auteurs, elles seraient plus fréquentes chez les primipares, mais (in Bar, Brindeau et Chambrelent), l’âge et la parité semblent n'avoir, en réalité, aucune influence. On peut dire tout au plus, que lorsque la pyélonéphrite est survenue au cours d’une première grossesse, elle a tendance à réapparaître au cours des grossesses suivantes. Cette règle souffrant d'ailleurs de nombreuses exceptions. On peut voir la pyélonéphrite au cours dela première, deuxième, et même sixième gestation. C’est dans la seconde moitié de la grossesse, le plus souvent vers le quatrième ou cinquième mois,qu'elle apparaît. Dans certaines formes graves, la pyélonéphrite peut apparaître dès le deuxième mois.

Le

Les causes mécaniques ont d’abord paru jouer le rôle capital, mais des recherches récentes ont mis en évidence des modifications de la dynamique urétéro-pyélique. Au niveau du rein, on a observé des lésions irritatives.

Les causes invoquées ont été : la compression du rein et de l’uretère, droits surtout, des tiraillements de celui-ci, la compression du pédicule rénal, et la ptose rénale droite, la congestion rénale que ces deux derniers facteurs entraînent. Couvelaire a invoqué et mis en évidencé dans certains cas la coudure urétérale par torsion du pédicule utérin droit.

Petit a étudié, par la pyélographie, l'état de luretère et a vu qu'il n’est jamais diminué dans son calibre à la partie supérieure, il est, par contre, comprimé dans sa partie inférieure, ce qui entraîne une dilatation parfois considérable dans le segment lombaire, prédominant au-dessus du bassinet. I a observé une atonie marquée, lorsqu'il existe une rétention importante, indiquée par une forte Sinuosité de la partie supérieure de d’uretère. L'importance de la rétention pyélorénale est variable, allant de quelques cmc. à 100 cmc. et plus. La rétention commence, en général, à s'évacuer lorsque la sonde urétérale atteint une hauteur de 15 centimètres.

Pour Lepoutre, le rôle des facteurs mécaniques agissant sur l’uretère, ne semble pas essentiel, étant donné la facilité du cathétérisme urétéral chez la femme enceinte. Mais, cependant, un simple

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