‹ Contribution à l'étude de la pyélonéphrite gravidique et de son traitement en particulier par le sérum anticolibacillaireChapitre 19 sur 38 · HA LE · texte numérisé non relu

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issues du vaisseau efférent des glomérules. Ceci démontre l'existence d’un obstacle ou d’un barrage relatif dans ces glomérules, conditions normales, qui expliquent peut-être aussi l'arrêt dans ces derniers des bacilles apportés par le sang ». Pour lui, le rein est un foyer d'élection pour le colibacille et l’urine un milieu nutritif suffisant, en tout cas, non bactéricide. Son acidité même ne détruit pas le microbe.

Le Lorier et Fisch ont attiré l’attention, sur les lésions irritatives que provoque la grossesse au niveau des reins, ces lésions sont un point d’appel à l'infection. Avec Marcotte, ils ont constaté que le métabolisme basal de la femme enceinte augmente vers le troisième et le quatrième mois, puis vers le septième mois. À ces époques, ils constatent des décharges de cristaux dans les urines. D’après Fisch, le bacillus coli pourrait donner naissance dans l'intestin à des cristaux d’oxalate de chaux qui sont éliminés, soit en dissolution, soit cristallisés, et sont nuisibles par l'irritation directe de la muqueuse urinaire. Cette production exagérée de corps cristallisables serait due à la stase intestinale qui favorise la fermentation du contenu azoté de l'intestin.

Au point de vue clinique, Le Lorier et Fisch ont pu établir dans l’évolution de la pyélonéphrite gravidique trois phases :

10 Un stade d’irritation où l’on trouve dans les urines : des cellules, des cristaux, des hématies ;

N. J. Alfonsi 3

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