‹ Contribution à l'étude de la pyélonéphrite gravidique et de son traitement en particulier par le sérum anticolibacillaireChapitre 21 sur 38 · ÉTUDE CLINIQUE · texte numérisé non relu

ÉTUDE CLINIQUE

Nous avons vu le rôle de l’état de gestation dans l'apparition de la pyélonéphrite gravidique. Nous avons déjà insisté sur le polymorphisme des manifestations cliniques de cette affection.

«La pyélonéphrite gravidique est certainement quelque chose de plus qu'une simple infection colibacillaire des voies excrétrices.Elletire de son association avec la gestation un certain nombre de caractères qui tendent à lui imprimerun cachet à la fois très particulier et infiniment divers. » (Fruhinsholz).

Nous allons rappeler rapidement la symptomatologie, et nous insisterons plus particulièrement, en étudiant les formes cliniques, sur les manifestations qui semblent dues à l’intoxication colibacillaire.

Le début,se fait le plus souvent entre le troisième et le cinquième mois. Les signes en sont souvent si légers qu’ils passent souvent inaperçus. Ils s’accentuent et deviennent plus nets vers la fin de la grossesse, ou méme dans les suites de couches.

Bar a décrit dans l’évolution de la pyélonéphrite, deux périodes :

La période pré-suppurative : septicémie colibacillaire,où prédominent les signes généraux.

La période suppurative : où la localisation pyélo

rénale se fait, la pyélonéphrite se confirme.

Nous décrirons d'abord la forme fébrile franche.

La période pré-suppurative,commune à toutes les formes, yest d'importance variable, plus ou moins apparente. Elle apparaît plus ou moins insidieusement chez une femme enceinte,habituellement constipée, du fait de sa grossesse, car souvent, elle ne l'était pas avant. Ce sont d’abord des phénomènes vésicaux qui ouvrent la scène,ils sont en apparence légers, ténesme ; brûlure à la miction, pollakiurie.

La température s'élève le plus souvent, brutalement à 3805 et 39°, après un frisson. Elle baisse, en général, sous l'influence du traitement, elle peut d’ailleurs remonter au bout de quelques jours,et continue oscillante avec rémission matutinale.Le pouls suit la température.

L'état général est celui de toute infection : céphalée, courbature, anorexie, etc.

Les urines foncées,à ce moment,mais sans trouble, sans pus, avec seulement colibacillurie.

La douleur lombaire, le plus souvent droite, se localise rapidemment dans l’angle costo-vertébral, avec irradiations descendantes. Cette douleur peut manquer.

A cette période, les signes les plus constants sont : les signes vésicaux et la fièvre d'intensité variable.

L’affection peut en rester à la période pré suppurative. Les urines sont devenues plus abondantes et peu colorées ; dans le bocal, après agitation, on voit à jour frisant, comme un moiré plus qu'un vrai trouble. Il est dû à l’abondante colibacillurie. Les

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