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CHAPITRE IV

Techniques des injections

Deux techniques surtout sont intéressantes au point de vue de la médecine vétérinaire parce qu'elles ont déjà reçu une large application : c’est celle de Belin et celle de Velu.

À) PREMIÈRE TECHNIQUE DE BELIN. — C’est la technique de Weinberg et Seguin des injections en séries. Elle se résume à ceci : « Faire une série de 7 injections sous-culanées, à raison d’une chaque Jour, à la dose constante de 2 centimètres cubes ; si 12 à 15 jours après la dernière intervention des lésions nouvelles apparaissent, recueillir à nouveau le pus, le traiter comme de coutume et refaire une série de 7 injections. » On obtiendrait ainsi d'emblée des réactions plus énergiques de l'organisme, et cela pourrait suffire à arrêter l'infection (lymphangite épizootique ou ulcéreuse) sans autre intervention. Belin proscrit les doses trop fortes, surtout au début,

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car elles « n’immunisent pas ». Il estime que « les injections en série donnent des résultats nettement meilleurs que les injections espacées, et surtout qu'elles permettent de ne tenir aucun compte des phases négalives qui s'atténuent d’elles-mêmes au cours de chacune des séries. Elles évitent ces tätonnements pénibles qui s’imposaient au praticien pour rechercher la dose convenable pour chaque malade, ces examens fréquents et difficiles à pratiquer en clientèle, qu'il était nécessaire de faire pour suivre les phases négatives, pour se rendre compte de leur intensité et pour saisir l'apparition des phases positives. »

B) TECHNIQUE DE VELU. — Les recherches de Velu l'ont amené « à employer une technique différente : . celle desinjections espacées préconisées par Wright», dont les résultats sont tout à fait satisfaisants, puisqu'ils lui ont permis de faire ressortir tous les avantages de la pyothérapie dans le traitement des affections pyogènes et de montrer la valeur de ce nouvel agent thérapeutique qu'est « le pus ».

«a) Le pyovaccin s'emploie par la voie intraveineuse.

b) La première injection est faite à la dose de % à 6 centimètres cubes. Toutes les lésions renfermant du pus (abcès, fistules) sont l'objet d’une intervention chirurgicale. C’est une condition indispensable de la guérison.

c) La deuxième injection (1 c. c. 1/2 à ? c. c. 1/2) doit être faite vers le huitième ou le douzième jour

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quelquefois le douzième, au moment où la phase positive commence à s’atténuer, c’est-à-dire aussitôt que l'amélioration semble moins nette. Il ne faut jamais attendre plus longtemps.

d) La troisième injection doit être faite au moment où on constate un ralentissement de la cicatrisation, c'est-à-dire vers le huitième jour ou le douzième jour, à la dose de 0 c. c. 3/4 à 1 c. c. 1/4 seulement, car il existe à ce moment une sensibilisation de l’organisme. L'emploi de doses plus fortes peut alors entrainer des phases négatives intenses susceptibles de compromeltre ou tout au moins de retarder la guérison.

e) Les injections consécutives sont répétées jusqu’à guérison aux mêmes doses de 0 c. c. 3/4 à 1 c. c. 1/4 dès qu'apparaît un fléchissement de la phase positive soit tous les 5, 6, 7 ou 8 jours.

f) Dans le cas où l’une quelconque des injections de pyovaccin serait suivie d’une phase négative intense et persistante, il convient de différer toute nouvelle injection jusqu’au moment où les lésions ont pris leur aspect normal et de diminuer les doses de pyovaccin.

g) Lorsque les animaux ne peuvent être l'objet d’une surveillance très régulière, les intervalles entre les injeclions devront être de sept jours et ne devront jamais excéder ce délai.

Cette façon de procéder tout automatique n’est pas à dédaigner en clientèle, où l’on n’a pas le loisir de revoir tous les jours les malades et où l'intervention doit, avant tout, être économique.

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