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tement, toujours pour la même raison, donne une prédominance de filles (sur 70 cas : 45 filles, 25 garcons).
d) Dans les grossesses gémellaires bivitellines, 11 ÿ a fécondation successive, et l’on trouve avec deux placentas séparés, un garcon pesant 2.700 et une fille pesant 2.000, preuve que le garcon provient d’une conception antérieure à celle de la fille.
Avant toute critique, il est juste de faire remarquer que M. Boissard a le grand mérite de n’avoir pas fait de la théorie pure, et d’avoir cherché à baser son opinion sur des recherches cliniques portant sur quatre années consécutives. Comme nous l’a souvent dit notre Maître, M. le professeur Fabre, « un fait clinique bien observé vaut mieux à lui seul que beaucoup de théories ». Nous partageons entièrement cette opinion de notre Maître, mais nous pensons aussi qu’un fait clinique a d’autant plus de valeur qu’il est d'accord avec les données scientifiques.
C'est dans ce sens que nous allons examiner la théorie de M. Boissard, en reprenant successivement les trois facteurs qu’il a envisagés lui-même.
1e La Fécondation. — I1 semble bien que la fécondation joue un rôle dans la détermination du sexe : l’exemple bien connu des abeilles est là pour le démontrer. Mais 1l est excessivement difficile de dire la part exacte que prend le spermatozoïde dans la formation du nouvel être, et toute notre science sur ce point se borne à des hypothèses.
2 La Maturation de l’ovule. — De l’étude de la
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maturation de l’ovule dans la série animale, il ressort qu elle est expressément caractérisée par l’émission des deux globules polaires et qu'après cela elle est complète. Or cette maturation a lieu soit immédiatement avant l'expulsion de l’ovule, soit peu après, quelques heures au plus tard. Chez le lapin, par exemple, il est certain que la maturation est complète en douze heures. C’est la migration de l'ovule après sa fécondation qui peut durer jusqu'à 8 jours ; quant à sa maturation, elle n'est qu'une question d'heures.
D'autre part, l’ovule attend rarement huit jours avant d'être fécondé, et ceci pour deux raisons : d'abord la vitesse des spermatozoïdes qui est très grande et leur permet d’arriver à lui bien avant ce délai de huit jours (chez le lapin, par exemple, les ovules sont fécondés au bout de trois heures); ensuite la vitalité très courte de l’ovule non fécondé : des ovules non fécondés au troisième joru chez le lapin, sont dégénérés. Par contre, la vitalité du spermatozoïde est très grande : on admet que chez l’homme elle peut aller jusqu à huit Jours; dans la série animale, il nous suffira de citer le cas du chevreuil, par exemple, qui coïte en automne et dont la femelle n'est fécondée qu'au printemps ; le cas des animaux hibernants coitant avant le sommeil hibernal, et dont les femelles ne sont fécondées qu’à leur réveil. Rien ne s’oppose donc à ce qu'un spermatozoïde ne soit pour ainsi dire à l'affût de l’ovule qui va être expulsé, pour le féconder aussitôt.
De plus, ces phénomènes de maturation de l'ovule b]