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sont excessivement constants : leurs détails varient dans la série animale, mais l’ensemble est toujours le même pour une espèce donnée. On a distingué, il est vrai, la maturation intra-ovarienne (chez le lapin, par exemple), et la maturation extra-ovarienne (chez la souris (Sobotta) : cette dernière semblerait donner raison à M. Boissard, mais dans tous les cas où elle existe, elle est achevée en quelques heures.
3 L'écoulement menstruel. — Ilestexact de dire que la menstruation coïncide le plus souvent avec l'ovulation ‘, mais pas toujours; aussi, ce point de repère est-il bien problématique, pour pouvoir déterminer à coup sûr l’ovule qui a été ftécondé. Si cela était, on pourrait sûrement diagnostiquer la date de l'accouchement. Or il est admis que l’on se trompe facilement de tout l’intervalle compris entre le 254° jour et le 280°. Est-ce l'ovule des dernières règles vues, est-ce celui des premières règles supprimées qui a été fécondé ? On ne peut le savoir (Küfferath).
Autre cause d’erreur : chez certains animaux l’ovulation est spontanée, la chienne par exemple, chez d’autres, tels que le lapin, elle est provoquée par le coit, comme l'ont démontré MM. Regaud et Dubreuil, mais ceux à ovulation spontanée ne sont pas cependant sans subir l’action du coït.
Les follicules qui, pendant les chaleurs de la chienne, se rompraient du premier au quatrième Jour,
! Et cependant, d'après MM. Ancel et Villemin, l'ovulation a toujours lieu 14 à 16 jours avant la menstruation qui serait déterminée par le stade auquel est arrivé le corps jaune menstruel En admettant cette théorie, que deviendrait celle de M, Boissard ?
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par exemple, les uns après les autres, se rompent tous ensemble. Pourquoi ne pas admettre qu'il puisse en être de même chez la femme ? Mais celle-ci est apte au coït en tous temps, et alors la question se complique singulièrement : il devient impossible de préciser quel ovule a été fécondé.
Il est bien évident qu’en l’état actuel de nos connaissances, les phénomènes d'ovulation chez la femme sont très obscurs, et on s'accorde à reconnaître qu’ils ne sont pas solutionnés. Dans ces con-. ditions, il nous semble que la théorie de M. Boissard ne repose pas sur des bases suffisamment solides pour être acceptée sans réserves. Le même reproche s'adresse aux docteurs Guiard et Taubmann.
Par contre, il semble bien probable que la fécondation joue un rôle dans la détermination du sexe : Dzierzon, chez les abeilles, a prouvé que si l’on empêche la fécondation chez une jeune reine dont on coupe les-ailes et dont on supprime ainsi le vol nuptial, tous les œufs pondus par cette reine vierge donnent des mâles. Ils donnent des mâles et des femelles après la fécondation. D'autre part, Petrumkewisch en examinant à l’aide de très forts grossissements les œufs pondus dans des cellules à ouvrières et ceux pondus dans des cellules à bourdons, a remarqué que ces derniers ne renferment jamais, et que les premiers renferment toujours un noyau spermatique. Ces observations ont été combattues par Dickel en 1899, mais confirmées à nouveau en 1903.
Chez les Pucerons, les Daphnies, Artémies, etc., au contraire, l'œuf non fécondé donne naissance à
des femelles dans la plupart des cas. Cependant ces quelques faits contradictoires restent isolés.
Ici comme ailleurs, incertitude, et ce n’est que par des expériences raisonnées et nombreuses, que l’on arrivera à éclaircir ces ténèbres, car pour quelques faits acquis, combien malheureusement, ont été démontrés faux !