‹ Contribution à l'Étude de la Question du Déterminisme SexuelChapitre 4 sur 24 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

« La nature avant tout, veut la reproduction « des êtres ; partout, depuis le sommet des « montagnes jusqu’au fond de l'Océan, la vie a « peur de mourir. Dieu, pour conserver son « ouvrage, a donc établi cette loi, que la plus « grande jouissance de tous les êtres vivants « fût l’acte de la génération. »

(ALFRED DE Musset).

L'homme n'a jamais pu se résoudre à laisser la Nature accomplir tranquillement son œuvre : toujours il a cherché à percer ses lois mystérieuses, car il est essentiellement curieux : nous dirons plus, il a toujours fait effort pour les modifier à son profit quand cela lui a été possible. Ainsi sont nées les innombrables théories, toutes très affirmatives, bien que si différentes dans leurs conclusions, qui ont pour but d'apprendre aux humains à procréer, soit dans le sens mâle, soit dans le sens femelle, selon leurs goûts ou les nécessités sociales dans lesquelles ils se trouvent. Il n’est pas de famille où la naissance de l’enfant ne soit une joie ou une déception, selon

qu'elle a été conforme ou non aux aspirations des

moe

générateurs. [ci c'est une série ininterrompue de filles, après laquelle on voudrait bien voir arriver un garçon, soit simplement par amour du changement, soit le plus souvent pour des raisons sociales et économiques. Ailleurs, c’est la raison d'Etat qui rend ce problème angoissant au plus haut point.

Cette question, qui au premier abord parait être une simple curiosité scientifique ou littéraire, n’apparaît plus telle à un examen approfondi. Au point de vue scientifique pur, elle est du plus haut intérêt : elle est une de celles contre qui se sont heurtées, sans résultat pleinement satisfaisant, les intelligences ies plus remarquables, démontrant par là même combien la‘science est encore loin d'arriver à percer entièrement les arcanes de la Nature. Devant cet arrêt de nos connaissances, certains ont prononcé le mot de kasard ! |

« On met volontiers l'étiquette Lasard sur une « foule de choses que l’on ne veut pas se donner la « peine de discuter ou d'interroger. Sans doute, à « mesure que l’on avance, le mystère se recule; mais, « dans ce mouvement de retraite, il laisse échapper « quelques parcelles de lui-même qui peuvent « éclaircir ou faire naître des hypothèses satisfaisant « l'esprit.

€ Tout est régi par des lois fixes, immuables, qui « s'élèvent au-dessus de ce qu’on nomme le Lasard, « le dominent et le dirigent. Le //asard n'existe € pas.»

Ces phrases du docteur Louis Billon (146)! sont

! Les chiffres entre parenthèses renvoient à l'index bibliographique.

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