‹ Contribution à l'Étude de la Question du Déterminisme SexuelChapitre 5 sur 24 · PE: K ES · texte numérisé non relu

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bien l'expression de la pensée scientifique : l'Univers régi par le Æasard, la science n’a plus sa raison d'être. Ce n'est donc pas « le hasard qui lance le spermatozoïde aveugle dans l'ovaire », comme l’a dit Richepin.

La science ne peut que gagner aux recherches nombreuses et persévérantes dont la question du déterminisme sexuel a été l’objet, « car une idée en fait naître une autre; une vérité bien saisie nous conduit à une autre. Et c'est du choc des opinions que jaillit la lumière. » (Millot).

Aussi, nous expliquons-nous sans difficulté que cette question dont, au début, les seuls empiriques recherchaient la solution, soit maintenant tombée dans le domaine de l’expérimentation scientifique.

Envisagée au point de vue social, la procréation des sexes serait-elle un avantage ? Les avis sont partagés. Il semble bien, dans l'intérêt de la conservation de l'équilibre sexuel, que l’on aurait avantage à pouvoir régler à volonté la production de l’un ou l’autre sexe, selon les besoins du moment. Une grande catastrophe, une épidémie, une guërre, par exemple, font-elles un grand nombre de victimes, avec prédominance marquée sur un sexe ? Nous aurions en notre pouvoir le moyen d'y remédier. On a répondu fort justement à cet argument, et l’objection est de M. Boissard (147), qu'après les grandes calamités, l'équilibre sexuel se rétablissait de lui-même : « Les « statistiques démontrent qu'après une grande dis- « parition d'hommes, succède une grande natalité « masculine, les vides, en un mot, sont remplis par

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