‹ Contribution à l'Étude de la Rachipercainisation selon les Méthodes de Jones et de SebrechtsChapitre 14 sur 26 · PENDANT L OPÉRATION · texte numérisé non relu

PENDANT L OPÉRATION

La durée de l’anesthésie est longüe. Si nous envisageons les {tr cas dans lesquels la durée de l’anes-

thésie a été notée, nous constatons que :

Dans 5 cas l’anesthésie a duré entre .... 1h.14et2h. rl tas en Mae pate Chr Ve 2e #7-Cas —- NACRE et ah, FO iCaS — cer het SELS +. LCA — Ne —— 16 cas — «nn het;4b:11 — "3 cas — .…. 4h:4et 6h. &

On voit donc que la grande majorité des rachianesthésies dure plus de deux heures et que beaucoup dépassent deux heures et demie ; certaines anesthésies, sans qu’on sache pourquoi, se prolongent même un temps beaucoup plus long.

Cette longue durée de l’anesthésie est très appréciée pour les opérations longues qui sont choquantes, telles que colectomies. gastreciomies, amputations du rectum.

Nous avons noté la qualité de nos rachianesthésies. Dans 90,3 % des cas, l’anesthésie a été excellente, c'est à-dire avec perte de la motricité et de la sensi-bilité dans le segment opéré, silence abdominal. Dans

tous ces cas les opérés ont déclaré n’avoir pas souffert

et être satisfaits du procédé d’anesthésie. Chez 12% de ces sujets, il s'agissait d’intervention sur l'étage sus-ombilical.

Le chirurgien a toujours apprécié la facilité opératoire résultant du silence abdominal et du relâchement des muscles droits.

Dans 4,7 % des cas, la rachianesthésie a été passable, c'est-à-dire suffisante pour l’opération, mais marquée de quelques plaintes par l’opéré qui a déclaré avoir souffert.

Nous avons eu 5 % d’anesthésies nulles ou insuffisantes, nécessitant le recours soit à un anesthésique général comme le balsoforme, l’héter, le balsorformeéther ou le chloro-kélène, soit à un anesthésique local associé à une injection de morphine.

Ces anesthésies insuffisantes ou nulles sont survenues plusieurs fois chez des sujets auxquels la ponction avait dû être faite en position assise et l'injection en décubitus latéral. Dans d’autres cas, elles ont été dues à des fautes de technique chez des sujets pusillanimes ayant par leurs mouvements empêché la ponction et l'injection de se faire régulièrement. Il y a trois cas où l'échec plus ou moins complet a été causé par une | perte de la solution anesthésique entre l’embout et l'aiguille. Dans une annexectomie, la dose de 13 cmc. d’anesthésique donna une anesthésie remontant seulement à la partie moyenne de la région sous-ombilicale, probablement parce que la ponction avait été faite deux fois, la première ayant laissé un orifice

par où le liquide à pu s’écouler partiellement. L’anes-

thésie a été parfois incomplète à cause de l’insuffisance de la dose ; dans un cas, la raison fut la position trop oblique donnée au sujet. Enfin une fois, le malade avait été mis prématurément dans la position de Trendelenburg.

La hauteur de l’anesthésie a varié selon la quantité de liquide injecté, la hauteur de la colonne vertébrale du sujet et l’inclinaison de la table. Sur ces différents points, le Dr Baranger avoue avoir tâtonné au début et il lui est arrivé d’injecter une dose de 10 cmc 1/2 de solution a une jeune fille ayant 39 cmc. de C7 à L5, pour une opération sur le périnée, cette dose eptraîna une anesthésie qui remontait jusqu’aux clavicules : cela n'eut d’ailleurs aucun résultat fâcheux, mais était manifestement exagéré. La dose de 13 eme. qu’il conseille comme la dose moyenne pour un adulte ayant 44 cm. de longueur de C7 à L5, pour les cpérations de l'étage sous-ombilical, donne généralement une anesthésie remontant jusqu’au haut du creux épigastrique. Avec la dose de 14 cmc. 1/2 pour le même individu, on a une anesthésie qui dépasse l'horizontale des mamelons.

La très grande majorité de nos 614 sujets a reçu une injection de 13 cmc. de solution anesthésique à 1/1500. Pour les longues opérations de l'étage susombilical telles que les gastrectomies, il a fallu 14 à 15 cmc. ; par contre, 8 cmc. ont suffit pour l’opération d’une fistule anale.

La tension artérielle de nos opérés a été suivie dans

h7 cas. Comme une piqûre d’éphédrine a été faite au

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