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d'utiliser une plus grande quantité de liquide n’est qu'un avantage. En anesthésie locale, tous ceux qui la pratiquent sur grande échelle savent d’ailleurs que 100 eme. à 1/2% donnent une meilleure anesthésie que 50 à 4%. Il y a certainement quelque chose de très juste dans la technique de ces auteurs. Exact aussi le fait que les malades ne sont presque jamais choqués, il ne faudrait pas toutefois généraliser, j’ai vu des -hypotensions très accusées qui, si elles se sont bien terminées, ne m’avaient pas moins impressionné.
« Un autre inconvénient c’est la lenteur avec laquelle l’anesthésie s’installe, mais une bonne organisation prévoyant un anesthésiste de métier pourrait facilement obvier à cet inconvénient qu: en est un réel pour le chirurgien isolé, obligé de faire tout lui-même et qui perd un temps énorme par ce procédé d’anesthésie. Mais ce reproche ne saurait valoir contre la méthode.
« Je n’ai pas vu de décès, mais deux hypotensions passagères inquiétantes avec les solutions hypobares.
« Je concrétiserai volontiers mon opinion en ces quelques phrases :
« La rachianesthésie avec ses inconvénients bien connus n’est pas une anesthésie de choix. Je ne crois pas que l’avenir la retiendra définitivement quand seront à point les anesthésiques de bases par voie rectale et intra-veineuse. Je vois volontiers l’anesthésie de l’avenir en une association base-locale.
« De toutes les rachis, la méthode de Jones-Sebrechts dont l'essentiel est l’utilisation de solutions hypobares, me paraît la meilleure, la plus fidèle dans ses effets et la plus anodine, respiratoirement la moins dangereuse. Dans la méthode de Sebrechts, le dosage est plus logique que
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AU US dans celle de Jones. Je donnerai donc la préférence à Se-
brechts. »
Enfin, le Professeur Leriche, de Strasbourg, nous
écrit qu’il emploie maintenant la technique Jones:
Sebrechts.
Conclusion.
I. — La rachianesthésie à la percaïne présente de LES Pr \ r . °° l'intérêt surtout à cause de la durée de l’insensibili-
sation et du bon relâchement musculaire.
IT. — La méthode de Jones (injection d’une solution hypobare) permet dans une certaine mesure de prévoir la limite supérieure de l’anesthésie. Mais cette limite supérieure ne varie pas seulement avec la hau teur de la colonne vertébrale du sujet et des facteurs inappréciables interviennent : aussi la mortalité avec cette technique est comparable à celle des autres rachianesthésies dans les opérations sur l'étage sous-ombilical. Toutefois, au niveau de l'étage susombilical, le chirurgien possède une sécurité et une
constance plus grandes dans l’anesthésie.
IT. —- La technique de Sebrechts semble plus pru dente et plus efficace. Nous considérons cependant qu'il faut réserver la rachianesthésie à la percaïne, même avec la technique de Sebrechts, aux opérations
importantes.
Vu : le Président de la thèse.