A NOS MAITRES DE LA FACULTÉ DE MÉDECINE DE PARIS
A M. Le Proresseur LAUBRY
Professeur de Clinique Médicale, Membre de l’Académie de Médecine
A M. re Proresseur NOBÉCOURT
Professeur de Clinique Médicale, Membre de l’Académie de Médecine
À M. ze Docreur DELAUNAY
Ancien interne des Hôpitaux de Paris, Médecin de l'Hôpital du Mans, Vice-Président de la Société Nationale d'Histoire de la Médecine
À M. ze Docreur PLAISANT
Ancien interne des Hôpitaux de Paris, Chirurgien de l'Hôpital du Mans
A M. ze Docteur PAPIN
Chirurgien de l'Hôpital du Mans
Ve UK
Contribution à l'Étude de la Rachipercaïnisation selon les Méthodes de Jones et de Sebrechts
Avant-Propos
Depuis quelques années, la rachianesthésie a fait des progrès dont il est intéressant de suivre l’évolution. à
Hier encore suspecte à presque tout le corps chirurgical, elle n'était employée que dans les cas où l’anesthésie générale était contre-indiquée : bronchitiques chroniques, emphysémateux, asthmatiques.
On se répétait volontiers les paroles de Corning, créateur de la rachi-anesthésie : « Je ne suis pas chirurgien, mais Comme neuro-physiologiste, je tremble: pour la moelle. »
Il existait une prévention contre cet anesthésique injecté dans le liquide céphalo-rachidien sans qu'on puisse prévoir sa diffusion et son action.
« Il y a, disait Camus, quelque chose d’angoissant à introduire dans la région lombaire un toxique dont on ne sait ni jusqu'où il remontera, ni sur quelle partie du névraxe, il ira porter ses coups. »
L'inconstance et l’imprécision de l’étendue de-
ET
J’anesthésie constituaient des objections importantes et justifiées.
Il est vrai que les procédés classiques de rachianesthésie comportaient un élément d'incertitude et d’insécurité qui les avait fait abandonner par un très grand nombre d'opérateurs.
Nous avions été nous-mêmes témoins de plusieurs accidents occasionnés par cés méthodes. Cela nous ennuyait d'autant plus que nous pensions que la rachianesthésie avait trop d'avantages pour qu’on songeût à la délaisser. ù
Le relâchement musculaire, la contraction des viscères, la diminution de l’hémorragie pérmettent au chirurgien de faire, avec une précision et une facilité incomparables, les opérations les plus délicates, et ce résultat est obtenu avec une dose de produit tellement minime que son action toxique devient négli- geable.
La rachianesthésie diminue la gravité de certaines “opérations et permet de sauver des malades qui n’auraient pu supporter un autre mode d’anésthésie.
Aucun anesthésique général ne respecte autant le foie et les reins.
La rachianesthésie est moins offensive au poumon que l’anesthésie générale. |
L’Opérateur apprécie beaucoup l'absence de poussée intestinale, l’évacuation du pelvis et surtout la diminution du shock opératoire.
Voilà les précieux avantages de ce ‘procédé de nar-
-cose. Il ‘eût été regrettable que toutes ces qualités