‹ Contribution à l'étude de la radiologie gastriqueChapitre 16 sur 19 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

Les méthodes proposées pour l’examen radiologique de l'estomac sont si diverses qu’il semble impossible de les concilier; cependant le chimisme gastrique possède depuis longtemps déjà une grande précision, car, physiologistes et cliniciens ont adopté des repas-types pour procéder à son étude; de même, l'étude radiologique de la motricité gastrique, si étroitement liée à son fonctionnement glandulaire et à son intégrité anatomique acquerra une grande précision du jour où radiologistes et cliniciens adopteront, pour sen étude, un repas opaque étalon et une méthode d'examen bien réglée. : :

L'unification internationale du repas opaque quoique très désirable sera chose sinon impossible, du moins très : difficile. Il faut tenir compte de la différence des goûts: et des habitudes. Il ne serait pas aisé d’obtenir de la majorité de nos compatriotes d’absorber le matin une bouillie de céréales, même édulcorée avec du sirop de fruits.

Mais ne serait-ce pas déjà un grand progrès si tous les radiologistes de France adoptaient un même repas,

le faisant absorber dans les mêmes conditions de préparation et réglant bien leurs procédés d'examen?

Pour que le repas-étalon soit facilement adopté par tout le monde, il faut que son volume, tout en étant suffisant pour donner une image gastrique bien visible, n'inspire pas de répugnance au patient; et comme ce sont surtout des malades que nous examinons, malades parfois profondément atteints et anémiés, le choix doit se porter sur la préparation dont l'évacuation est la plus rapide afin de ne pas les obliger à rester trop longtemps sans se sustenter.

Un seul repas-étalon pourrait peut-être ne pas répondre à tous les desiderata; rien ne s'oppose d’ailleurs à établir une série de repas-types répondant à ces différents desiderata, de même qu'il existe des repas d'épreuve correspondant à des recherches différentes du chimisme gastrique.

Mais pour que ce ou ces repas-étalons aient une valeur diagnostique incontestable, il faut étudier l'action de chacun de leurs composants, déterminer d’une façon précise le mode de préparation du sujet, les conditions de l'examen.

La question est donc complètement à reprendre.

Vu : le Président, | CHAUFFARD :

Vu : le Doyen, LANDOUZY Vu et permis däimprimer :

Le Vice-Recteur de l’Académie de Paris,

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