‹ Contribution à l'étude de la radiologie gastriqueChapitre 15 sur 19 · PRÉPARATION DES MALADES AVANT LE REPAS OPAQUE · texte numérisé non relu

PRÉPARATION DES MALADES AVANT LE REPAS OPAQUE

Est-il opportun de préparer le sujet avant de le soumettre à l'épreuve du repas opaque et, dans l'affirmative, en quoi devra consister cette préparation?

Ici encore, nous trouvons la plus grande variété d’opinions : les uns admettent que le patient ne soit nullement préparé, d'autres au contraire demandent que 182 sujet soit préparé tout comme pour une anesthésie générale; Aubourg et Belot et la majorité des auteurs français pensent qu'il suffit que le sujet soit à jeun : depuis la veille au soir si on doit l’examiner le matin. Morton aimerait voir adopter le modus fasciendi suivant : si

Administrer un purgatif au sujet 36 heures avant Éd prise du repas opaque.

Donner un lavement de bonne heure le matin de

l'examen.

Le repas opaque sera absorbé au lieu et place du

déjeuner.

Dans les quatre heures qui suivront la prise du repas opaque, le patientne devra prendre aucun aliment solide ou liquide.

Hertz prépare ses malades de la façon suivante durant quatre jours :

Pendant deux jours de suite, il leur administre un purgatif et leur fait donner un lavement.

L'avant-veille et la veille de l'examen, il leur fait donner seulement un lavement, de même ‘que le matin de l'examen; de plus, lé patient SUR être à jeun depuis la veille ‘au soir.

Carmann et Brauning et avec eux nombre de radiologistes se contentent de purger leur malade la veille au soir de l'examen, alors que d'autres comme Satterlee et Lewald considèrent que purger est inutile et peu recommandable. |

La majorité de ces auteurs donnent leur opinion en ne: la justifiant pas la plupart du temps, se contentant de dire que telle est leur pratique, qu'ils s’en sont toujours bien trouvés: mais ne la basent sur aucune donnée scientifique. Nous croyons que cette question mérite, pour l'avenir, une étude plus approfondie; en effet, Marbaix en 1898 puis Tobler en 1905, dans des expériences qui, d’ailleurs, n'échappent pas à toute critique, n’ont-ils pas montré que la réplétion des différentes parties de l'intestin influe sur l'évacuation gastrique? Ceci concorde d’ailleurs avec les constatations de Bassler en 1913 qui remarqua un retard de cette évacuation après avoir administré à ses, malades un layement bismuthé. Il semble donc a priori qu'il est recommandable sinon

| PIPTOPE

indispensable d’exonérer l'intestin avant d'examiner un estomac. | OURS IONRE 5

Comment amener cette exonération? Par lavement évacuateur? Par l administration d’une purge et si c'est une purge, laquelle? En effet, les purges salines, contrairement aux autres, n'ont pas une action purement K locale car nous savons, d'après les travaux de Mac Callun parus en 1905, repris plus récemment en Angleterre par Hertz et Schlessinger, en France par Carnot et Glénard que les purgatifs salins agissent d'abord sur les centres nerveux de la sécrétion en ÉÉRERU par la voie sanguine; leur action locale, s'il y en à ‘une, ne viént qu'après. Par conséquent ces purgatifs sont absorbés au niveau de l'estomac et de l'intestin grêle cé qui encore doit certainement modifier la motricité gastrique. C'est une question qu'il serait intéressant d'étudier et de chercher à résoudre. | ee A dE LE

Il nous reste enfin une dernière question à éxaminer, celle de la conduite à prescrire à nos malades après la prise du repas bismuthé. La très grande majorité des auteurs, et nous pensons qu’ils ont raison, ne font rien prendre à leurs sujets après la prise de la préparation opaque, afin de voir comment elle seule se comportera; d'autres, au contraire, les laissent manger ou leur font prendre une tasse de thé: nous estimons ces pratiques comme erronées, Car ces nouveaux aliments introduits dans l'estomac alors que les autres onl déjà subi un commencemeut de digestion, se mélangeront à eux, reliendront une certaine quantité de bismuth et retarderont de ce fait l'évacuation de ce sel hors de l'estomac.

HN, Nes

Aussi nous ne comprenons pas l'étonnement de d'Halluin qui au bout de 19 heures trouve encore du bismuth chez un sujet d'apparence normale après lui avoir fait absorber à 8 heures 30 du matin :

Carbonate de bismuth : . .:.: Am E0NSrammes:

SITOp SOMME, Ep 00 | ARTE LETE 250 cm:

Puis à midi et demi, il lui fit prendre un copieux et succulent repas, saupoudré de carbonate de bismuth et arrosé de champagne !

“Le fait d’avoir fait absorber quatre heures avant ce repas complexe un repas bismuthé peut avoir déjà modifié le péristaltisme gastrique :

A. Par action de ce sel sur l'estomac:

B. Par réflexe d’origine intestinale.

‘Le champagne qui entre dans la confection des fruits au champagne est riche en acide carbonique ; or, l'acide carbonique exerce, ainsi que l’a démontré Lebon, une action excitatrice notoire sur le péristaltisme gastrique. Mais, d’autre part, l'alcool et le sucre contenus dans le champagne retardent l'évacuation gastrique; l’on ne peut donc de cette expérience mal conduite, parce qu'il y-entre trop de facteurs inconnus, déduire la moindre conclusion.

DL et en à

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