CHAPITRE II
Infections expérimentales, localisées, avec intoxication générale.
SOMMAIRE, — 1° Diphtérie expérimentale.
20 Tétanos expérimental.
30 Choléra expérimental.
Présence, dans les mailles, de la pulpe de grands macrophages chargés de pigment.
À côté de ces infections où les microbes se généralisent à tout l'organisme, il en est d’autres où, comme chez l’homme, les bactéries restent localisées au point d'inoculation, et où la toxine seule se généralise, exemples : diphtérie, tétanos et choléra expérimental.
1° Diphtérie expérimentale. — Dans la diphtérie on ne trouve pas à l’autopsie, même après inoculation veineuse, de bacille dans la rate. Ce n’est que les cinq ou six heures qui suivent l’inoculation (en mettant la rate à l’étuve dans un tube stérilisé), qu'on retrouve quelques bacilles (Roux et Yersin).
Les caractères histologiques de cet organe n’ont pas été étudiés.
2° Tétanos expérimental. — Dans le tétanos expérimental après inoculation sous-cutanée, de même que dans le tétanos spontané humain, les viscères et la rate en particulier ne renferment jamais le bacille de Nicolaïer (V aillard) ; il n'y a que dans les cas où ce bacille a été inoculé à très fortes doses dans les veines ou dans le péritoine, qu'on le rencontre dans les viscères et dans la rate, à l’autopsie (Vaillard).
3 Choléra expérimental. — Dans le choléra, d’après Cantacuzène, quand chez les cobayes la mort suit de près l'injection des vibrions dans la cavité péritonéale, le sang reste stérile, et ce n’est
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que lorsque l'animal résiste un temps plus long, que le sang donne quelques colonies, mais toujours en petite quantité.
Ce même auteur a étudié les coupes d’une rate de cobaye mort de cachexie cholérique, et y a observé une abondante destruction des globules rouges tout à fait comparable à celle que nous avons signalée dans les infections lentes dues au streptocoque.
C’est, ici encore, dans les leucocytes mononucléaires géants à très gros noyau vésiculeux que se fait cette inclusion.
Tantôt les hématies sont englobées, mais non encore dégénérées, tantôt elles sont aux divers stades que nous avons décrits.
Cette destruction des hématies ne se fait jamais dans l'intérieur du corpuscule.
Lu