‹ Contribution à l'étude de la Ration alimentaire du Nourrisson élevé artificiellement de un à sept moisChapitre 6 sur 19 · NS ES · texte numérisé non relu

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fit d’additionner les chiffres obtenus dans les deux paragraphes précédents et l’on a :

Un nourrisson d'un m. a besoin de : 90 + 12 — 82 cal. par jour et par kil.

Un nourrisson de 4 m. a besoin de : 70 + 6,50 — 76,50 cal. par j. et par kil.

Un nourrisson de 7 m. a besoin de: 70 + 3,5 — 73,5 cal.

par j. et par kil.

b). Besoin en albumine.

$. — Besoin d'albumine comme accroissement. — On sait qu’un nourrisson d’un mois gagne généralement 25 à 30 grammes par jour. Pour déterminer la composition centésimale de ces 30 grammes et notamment leur teneur en albumine, on a voulu se baser sur la valeur moyenne des tissus vivants organisés. Mais la quantité d’albumine ainsi obtenue (17 à 20 grammes pour 100 grammes. d’accroissement) parait être inférieure au besoin du nourrisson en albumine, car l'accroissement du nouveau-né a surtout pour effet de former des organes c’est-à-dire des tissus riches en albumine, et d'autre part, pendant les premiers mois, le lait dela femme est particulièrement riche en substances protéiques.

M. Michel (Obstétrique, 1896) apratiqué des recherches analytiques faites sur les ingesta et Les excréta des nourrissons pendant un certain nombre de jours.

Ces recherches sont malheureusement peu nombreuses et ne portent que sur cinq cas. Ce sont cependant les seuls documents un peu précis qui nous permettent d'évaluer ce besoin en albumine. M. Michel est, arrivé à cette conclusion que l'enfant fixe la presque totalité de l'azote ingéré, et que près du quart de l’augmentation du poids, exactement 23 p. 100, est fourni par l’albumine.

On voit ainsi que :

Un nourr. de 1 m. prenant 30 gr. par j. a besoin comme accroiss. de 6,90 d’alb.

Un nourr. de 4 m. prenant 25 gr. par j. a besoin comme accroiss. de 5,55 d’alb.

Un nourr. de 7 m. prenant 16 gr. par j. a besoin comme accroiss. de 3,68 d’alb.

$. — Besoin d'albumine comme entretien. — A la naissance, d’après Michel, le besoin d’albumine comme entretien est égal au 1/5 du besoin d’albumine comme accroissement, car la presque totalité de l’azote est ingérée. Puis peu à peu l’urée des urines d’abord inférieure au chiffre normal de l’urée chez les adultes par kilogramime, s’accroit et vers l’âge de six mois lui devient égale. Le besoin en albumine, comme entretien, est donc alors, comme chez l'adulte de 1 gramme par kilog.

* Ainsi un nourrisson d’un mois pesant 3.500 à besoin de 1 gr.38 d’albumine comme entretien ; un nourrisson de 7 mois pesant 8.000 a besoin de 8 grammes d’albumine comme entretien.

.$. — Besoin total d'albumine. — En additionnant

les chiffres précédents on a :

‘Un nourr. de 1 mois a besoin de : 6,90 + 1,38 — 8,928 d’alb.

environ 2 gr. par Kk.

Un nourr. de 7 mois a besoin de : 3,68 + 8 — 11,6 d’alb.

environ 1,50 par k.

$. — Ces chiffres sont exacts, car le nourrisson au sein prend les mêmes quantités d'albumine. — On sait que le lait de femme contient à la naissance 16 grammes de matières protéiques par litre, et que vers sept mois il n’en renferme plus que 12 à 15 gr.

D'autre part on admet que le nourrisson élevé au sein doit prendre 125 grammes de lait par kilog.

Ces données montrent que le nourrisson d’un mois élevé au sein prend 7 grammes d’albumine parjour, et qu'à 7 mois, il en prend de 12 à 13 grammes. Ces chiffres se rapprochent bien de ceux auxquels la chimie conduit.

$.— Importance de cette étude du besoin en albumine.

Les études de Hamburger (Recheches biologiques. sur les substances albumineuses du lait. Wiener Klin. Wochenschr. 1901), de Wassermann (sur la plus grande consommation physiologique de l’organisme dans l’alimentation artificielle du nourrisson opposée à l'alimentation au lait maternel (Deutsche med. Wochenschr., 1904), de Ernst-Moro (Archives de médecine des enfants, juillet 1903), ont montré les accidents qui pouvaient survenir du fait de la sura-

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limentation en albumine, et notamment par l’albumine du lait de vache, albumine étrangère, non homologue. Ils ont prouvé l'existence de troubles digestifs, d’une sorte de dyspepsie par les albuminoïdes, qui méritait de prendre place à côté de la dyspepsie par le beurre, depuis longtemps déjà bien connue.

Or, le lait de vache renferme le double de matières protéiques du lait de ferme. Nous serons donc conduits ainsi à ne pouvoir uniquement utiliser le lait de vache pour équilibrer le nombre de calories de la ration alimentaire, et à avoir recours au sucre pour combler le déficit qui en résultera. La quantté de lait de vache qui sera donnée à l’enfant sera basée sur le besoin en albumine et non sur le besoin en calories. | |

c) Quelle sorte et quelles quantités d'aliments composeront la ration alimentaire du nourrisson de un à sept mois ? — Le pédiatre se trouve en présence de trois données : ce nourrisson doit recevoir 975 à 80 calories par kilogramme ; il a besoin de 2 grammes environ d’albumine par kilogramme ; il lui faut 125 grammes de liquide par kilogramme, car telle est la quantité de liquide qu’il prend lorsqu'il est élevé au sein.

$. — L’albumine sera fournie par le lait. Cent grammes contiennent environ 3,6 d’albumine, c’està-dire le double d’albumine que renferme le lait de femme. Les 2 grammes d’albumine par kilogrammes dont le nourrisson a besoin seront donc fournis

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environ par 55 grammes de lait de vache, et ce chiffre représente la quantité théorique de lait que l’on doit donner par kilogramme au nourrisson.

&. — Les calories seront équilibrées pour la partie principale par cette quantité de lait. Ces 55 grammes représentent en effet 41 calories, d’où un déficit de 80—/41 — 39 calories qu’il nous faut combler. On fera alors appel au sucre, et l’on se basera sur ce fait que 1 gramme de sucre équivaut à 4 calories environ. Les 4o calories manquantes seront donc couvertes par 10 grammes de sucre.

$. — L'eau sera ajoutée de façon à compléter les 125 grammes de liquide nécessaires. Le nourrisson a déjà à sa disposition 65 grammes ; il estnécessaire de compléter par 60 grammes d’eau. Comme d’autre part le nourrisson a besoin de 10 grammes de sucre, on voit qu'il sera possible d’allier ces deux nécessités, on ajoute au laitune quantité égale ou légèrement supérieure d’eau lactosée au sixième.

$. — Jusqu'ici nous avons eu en vue la ration théorique. Mais 1l faut compter avec ce fait que Le lait de vache n'est pas aussi assimilable que le lait de femme, et qu'il doit se produire de ce fait un déchet et des pertes diverses. Aussi la quantité de lait serat-elle portée à 65 grammes par kilog pour prendre ce facteur en considération.

$. — Cette ration est fonction du poids de l'enfant et non de son âge, et ce sera toujours en se basant sur le poids du nourrisson qu’elle devra être établie.

$. — Ainsi, s’il s’agit d’un nourrisson normal, la

— DJ ration alimentaire, à un, quatre et sept mois, sera ainsi établie :

Un nourrisson d’un mois pesant 3.500 aura besoin de:

Later 230 gr. ou 1795 calories AU A ER 230 gr. »

MHCLERE CLR 38 gr. ou 150 Calories

325 calories

Ce qui donne 325 calories, alors que la ration théorique, ne tenant pas compte des déchets, serait de 290 calories.

Un nourrisson de 4 mois, pesant 5.800, aura besoin

de:

LASER 380 gr. ou 285 calories Pare eee 380 gr. »

DUCTE Ne 63 gr. ou 245 calories

530 calories

Ce qui donne 530 calories, alors que la ration théorique, ne tenant pas compte des déchets, est de 450

calories.

Un nourrisson de 7 mois, pesant 8.000, aura besoin

de:

LARMES 520 gr. ou 390 calories Haut en DOPpT »

DUCrE LR 85 gr. ou 330 calories

720 calories Ce qui donne 720 calories, alors que la ration théorique, ne tenant pas compte des déchets, est de

600 calories.

Si

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